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jeudi, juillet 2 2009

On se sert chez soi pour faire du chiffre !

Trouvé sur "Libé Orleans" du 1er juillet 2009

Un sans-papiers arrêté au commissariat d'Orléans... où il travaillait depuis six ans

SANS-PAPIERS. Un Mauritanien en situation irrégulière qui lavait depuis six ans les vitres du commissariat d'Orléans a été interpellé début juin sur son lieu de travail après qu'un policier lui eut demandé ses papiers, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Alassane Tall, 46 ans, a été remis en liberté le lendemain, le juge des libertés et de la détention (JLD) ayant annulé la procédure d'interpellation pour absence de «base légale».

L'homme, qui travaillait pour une entreprise de nettoyage orléanaise, se rendait une fois par mois à l'hôtel de police d'Orléans pour y nettoyer les vitres. Connu de tous, il justifiait de son identité en donnant son nom à l'accueil. Mais le 10 juin, un fonctionnaire plus pointilleux lui a demandé ses papiers. Le Mauritanien a sorti sa carte vitale. Salarié, il paie cotisations sociales et impôts. Mais sans papiers, il est interpellé et placé en rétention administrative. Le lendemain, le JLD du tribunal de grande instance d'Orléans, saisi par le préfet d'une demande de prolongation de la période de rétention, a annulé la procédure. Le parquet n'a pas fait appel.

Alassane Tall est arrivé en France en juin 2002. Il y a rapidement trouvé du travail. En octobre, à Orléans, il était à la tête d'un collectif de travailleurs sans-papiers qui réclamaient leur régularisation. L'ambassade de Mauritanie en France se refusant à délivrer les laisser-passer nécessaires à toute expulsion, les Mauritaniens sont considérés comme des «ni-ni». Ni régularisables, ni expulsables. Certains vivent dans cette situation depuis plus de vingt ans.

Mourad Guichard

L'article sur Libé.

jeudi, juin 25 2009

Le doigt dans le pot de confiture !

De "Libération" du 24 juin 2009. Où est la vérité du mensonge ?

A Rodez, le délit d’humanité d’un Guinéen.

Justice. Salimou Fofana avait accueilli un sans-papiers.

Par GILBERT LAVAL RODEZ, envoyé spécial

C’est certainement un problème de vocabulaire. Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, Eric Besson, assure que le «délit de solidarité» n’existe pas. Une peine d’au moins cinq mois de prison avec sursis a pourtant été requise, le 17 juin, au tribunal correctionnel de Rodez (Aveyron) contre le ressortissant guinéen, avec papiers, Salimou Fofana, au motif qu’il a occasionnellement hébergé, de temps en temps nourri et en tout cas conservé quelques documents administratifs de son compatriote, sans papiers, Baya Namingui. Si ce n’est pas là l’art de la solidarité, ce doit être du cochon.

Fifrelin. Dans son réquisitoire express de moins de deux minutes, le substitut du procureur de la République de Rodez, Eric Camous, n’a d’ailleurs à aucun moment évoqué une quelconque qualité de passeur ou de trafiquant de clandestins concernant Fofana. Ce dernier, 45 ans, marié avec enfants, manutentionnaire dans une grande entreprise agricole, explique tout simplement qu’il n’aurait jamais songé à demander le moindre fifrelin à Namingui. Sa faute, selon le parquet ? N’avoir pas laissé ledit Namingui à la rue et le ventre vide quand il passait le soir à la maison. Sa très grande faute ? L’avoir aidé alors qu’il le savait pertinemment en situation irrégulière puisque conservant son dossier de demande d’asile auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). (...)

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Voir aussi sur le site de "Maître Eolas".

mercredi, juin 24 2009

Nous sommes dangereux sans le savoir !

Serais-ce cela, l'emballement sécuritaire ? Ou l'art et la manière de soupçonner n'importe qui à priori. Un article du "Monde" du 23 juin 2009.

Le projet Estrosi sur les bandes, un nouveau recul des libertés, par Franck Johannès

La proposition de loi sur les bandes, examinée à partir de mardi 23 juin à l'Assemblée nationale, s'apprête à nouveau, sous des dehors anodins, à entériner un recul sévère des libertés. Personne ne conteste que les bandes posent problème - les bandes des banlieues, le sous-titrage n'est même plus nécessaire tant ces jeunes sont devenus les nouvelles classes dangereuses. Même si le phénomène n'est vraiment pas nouveau, les affrontements réguliers entre quartiers sont d'abord redoutables pour les jeunes eux-mêmes, pour "les victimes innocentes" ensuite, comme le dit gentiment la proposition de loi, pour les biens ou l'ordre public.

Christian Estrosi, le député UMP et maire de Nice qui a déposé la proposition, exécute explicitement une commande du président de la République. Il s'appuie sur un rapport discutable des anciens renseignements généraux, qui assure que 2 453 individus forment le noyau dur de 222 bandes en France, réparties à 79 % en Ile-de-France. La précision des chiffres n'a évidemment aucun sens ; les alliances dans les quartiers sont par essence mouvantes et on n'adhère pas à une bande comme au Rotary de Nice.

Le texte de la proposition est lui-même bancal, faute de pouvoir définir ce qu'est une bande : "Le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende." (...)

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EDVIGE bouge encore !

Trouvé sur le site de la LDH Toulon. Nous devons toujours être vigilants.

Communiqué commun CGT, Collectif Contre l’Homophobie, FSU, IRIS, LDH, SM, Solidaires

La Commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté le texte de la proposition de loi sur les fichiers de police, à l’initiative des députés Delphine Batho et Jacques-Alain Bénisti. Entre autres mesures, la proposition de loi introduit une nouvelle version du fichier EDVIGE, ou « EDVIGE 3.0 », qui n’est pas plus acceptable que le fichier « EDVIGE 1.0 » ou sa proposition de remplacement par le ministère de l’Intérieur, EDVIRSP ou « EDVIGE 2.0 ».

Le texte ignore l’immense mobilisation citoyenne contre ce fichier, et les organisations signataires, membres du Collectif « Non à EDVIGE », s’interrogent sur les raisons pour lesquelles le Collectif n’a pas été auditionné, malgré sa demande.

Pour le reste, en dépit de certaines avancées en vue de l’encadrement et la transparence des fichiers de police, cette proposition de loi demeure insuffisante en matière de contrôle démocratique et de respect des droits et libertés fondamentaux. Certaines de ses dispositions sont extrêmement contestables.

Les organisations signataires s’insurgent contre la tendance globale, manifestée également dans cette proposition, qui consiste à étendre à la petite délinquance des méthodes et outils auparavant réservés aux crimes graves voire aux actes de terrorisme. Cette tendance conduit en outre au contrôle des populations, ainsi qu’à la criminalisation des activités syndicales et autres activités militantes. C’est exactement contre cette situation que se sont élevées les plus de 220.000 personnes et près de 1200 organisations signataires de l’Appel « Non à EDVIGE ». (...)

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Le dossier législatif.

samedi, juin 20 2009

De mieux en mieux dans le fichage !

Quand l'état applique le vieux dicton "l'argent n'a pas d'odeur" : Trouvé sur le site "Actuchomage".

Formulaire RSA : Un flicage de plus en plus intolérable !

Mercredi, 10 Juin 2009

Choqués, plusieurs de nos lecteurs «ex-RMIstes» nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d'un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.

=> Voir le formulaire en PDF

Plus que jamais, la situation familiale (célibat ou vie commune, divorce ou séparation, enfants…) et les ressources (tous types de revenus, allocations, indemnités y compris Sécu, pensions, rentes, biens immobiliers, épargne disponible, aides financières de la famille ou autres…) sont passés au crible à travers un questionnaire hyper poussé, limite indiscret qui, par sa précision et sa densité, surpasse de très loin la traditionnelle déclaration aux impôts.

On est en plein dans l'examen du «train de vie» des RMIstes… désormais élargi aux ex-allocataires de l'API et aux «travailleurs pauvres» ! Sans compter que ces informations financières et sociales — qui doivent être réitérées tous les 3 mois afin que la CAF puisse tenir compte au plus près des «variations de ressources» — feront l'objet d'un énorme fichier consultable par un grand nombre d'intervenants parmi les administrations sociales et fiscales. Administrations dont nous ne connaissons ni la qualité ni la diversité exactes, ni l'éventail des usages qu'elles pourraient en faire.

Le RMI était un revenu de droit mais pas le RSA. Au nom des «droits et devoirs» de tous ces «assistés», on monte d'un cran dans l'intrusion dans la vie privée et dans l'atteinte aux libertés individuelles. (...)

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vendredi, juin 19 2009

Nos enfants sont dangereux ? Comme nous à leur âge !

Protéger les droits de l’enfant contre la « société de surveillance »

Déclaration du Comité central de la LDH, réuni le 13 juin 2009

Alors que l’année 2009 est celle du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), le Comité central de la LDH, réuni le 13 juin 2009, tient à exprimer solennellement sa vive préoccupation à l’égard de politiques qui tendent à faire de la jeunesse « une classe dangereuse » dont il conviendrait de se méfier par principe.

Depuis plusieurs années et notamment depuis le vote de la loi de prévention de la délinquance en 2007, les pouvoirs publics actuels cherchent à aligner la justice des mineurs sur le droit commun des majeurs : en témoignent notamment la procédure de quasi comparution immédiate pour les mineurs de 16 à 18 ans et la possibilité de placement en détention provisoire d’un mineur âgé de 13 à 16 ans.

La réforme de l’ordonnance de 1945 annoncée pour l’automne 2009 s’inscrit dans cette escalade du tout répressif, alors que l’article 37 de la CIDE prévoit que « l’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible », tout enfant devant bénéficier d’une « protection spéciale ».

Outre cette dérive législative, les exemples abondent d’une sorte de présomption de suspicion qui ouvre la porte à des opérations et à des comportements inadmissibles. On en vient à arrêter des enfant de 6 et 10 ans pour un vol de vélo auquel, de surcroît, rien de sérieux ne permettait de les mêler. On organise de tonitruantes opérations de police ou de gendarmerie en lâchant à cette occasion un chien policier dans une classe de collège. Et les récentes gesticulations du ministre de l’Education nationale vont jusqu’à proposer des contrôles systématiques à la porte des établissements (mesure par ailleurs inapplicable) et la transformation de personnels éducatifs en supplétifs policiers.

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Le cercle de silence à Périgueux

Depuis le 14 mai 2009, à l'initiative de la section LDH de Périgueux, chaque deuxième jeudi du mois, des citoyens se rassemblent et forment un cercle de silence place Francheville :

  • Pour protester contre les arrestations, les mises en centres de rétention, et les expulsions des étrangers.
  • Pour protester contre la xénophobie d’Etat qui s'installe.
  • Pour dénoncer les refus de reconnaissance adressés aux demandeurs d’asile, aux demandeurs de protection, et aux demandeurs de conditions de vie possible.
  • Pour penser à tous les réfugiés étrangers qui vivent l’insécurité et la menace, et qui sont suspectés, méprisés, expulsés, niés de leur appartenance à la communauté humaine.
  • Pour dire que tous ceux-là ont leur place parmi nous, et que nous avons besoin des étrangers et des métissages, pour eux, et pour nous.
  • Pour dire que l’identité nationale ne peut que se scléroser par la pensée de l’immigration choisie.
  • Pour dire que l’existence d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration est insupportable.

Cette situation, qui appelle la résistance, est aussi une réalité en Dordogne.

Le reportage de FR Périgords

mercredi, juin 17 2009

Fichiers : préconisations et effets ?

Selon le "Nouvel Obs" du 17 juin 2009, la Commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à encadrer les fichiers de police par la loi.

Seule la loi peut créer les fichiers de police

C'est ce que préconise une proposition de loi adoptée par la commission des lois, issue d'un rapport présenté fin mars à la suite de la polémique sur le fichier policier Edvige. Aucune date n'est cependant encore prévue pour l'examen du texte en séance publique.

Conséquence de la polémique sur feu le fichier Edvige, les fichiers de police pourraient à l'avenir être plus encadrés. Une proposition de loi, adoptée mercredi 17 juin par la commission des lois de l'Assemblée nationale, va dans ce sens. Cosignée par Delphine Batho, secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité et Alain Bénisti (UMP), cette proposition stipule que seule une loi peut créer des fichiers de police.

Encore aucune date prévue pour l'examen du texte

Le texte, voté à l'unanimité des députés présents, est issu d'un rapport présenté fin mars par les deux députés à la suite de la polémique sur le fichier policier Edvige. Plusieurs amendements présentés par Eric Ciotti (UMP) et Christian Estrosi (UMP) ont été rejetés. L'un d'eux restreignait le recours à la loi, considérant que cela conduisait à un "encadrement excessif et à une méfiance généralisée des fichiers de police". "Le recours à la loi protège moins bien le citoyen que le pouvoir réglementaire", a fait valoir Eric Ciotti. Car "le législateur ne peut se lier lui-même" alors que "le pouvoir règlementaire est lui, lié par des dispositions législatives". Cependant, aucune date n'est encore prévue pour l'examen du texte en séance publique. (...)

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