jeanldh24

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mercredi, septembre 1 2010

Samedi 4 septembre à Périgueux.

 

APPEL CITOYEN

FACE A LA XENOPHOBIE ET A LA POLITIQUE DU PILORI :

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

 

Les plus hautes autorités de l’État ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

 

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

C’est pourquoi les organisations signataires feront signer une pétition nationale samedi 4 septembre 2010 dans la matinée à Périgueux et appellent à un

 RASSEMBLEMENT

devant l’Arbre de la Liberté (Poste centrale) à 11 heures

suivi d’une manifestation

afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

 

En Dordogne, à l'appel de : ADECR, AF Mémoire de la Déportation, ANACR, APCD 24, Appel des appels, ATTAC, CFDT, COLADO, Confédération Paysanne, Dordogne-Palestine, Emmaüs Périgord, Europe écologie, Femmes solidaires, Fondation Copernic, FSU 24, France Terre d’Asile, Institut d’Histoire sociale, Les Verts, Ligue de l’enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, NPA, Palestine24, PCF24, PG 24, Planning familial, PS, RESF 24, UDASTI24, UJFP, Union Départementale CGT, Us solidaire 24, UNSA 24.

 

Pour signer la pétition en ligne : http://nonalapolitiquedupilori.org/


Conférence de presse : non à la xénophobie
envoyé par jeaneve24. -

jeudi, août 26 2010

Folie, transgression et xénophobie !

A lire sur le site de Médiapart : Le discours de Grenoble, point de non-retour du sarkozysme. (Par Pierre Cornu)

«Le discours de Grenoble est une folie, mais une folie assumée», écrit Pierre Cornu, historien (université Clermont-2). La transgression républicaine que constitue la discrimination des Français selon leur origine, et l'assimilation de l'étranger au délinquant amène à la prise de conscience que le sarkozysme est «une illusion mortifère de prise en compte des besoins et des attentes de la nation, dans le reniement de ses héritages les plus précieux et de ses intérêts véritables.»

Le durcissement spectaculaire, en discours comme en actes, de la politique sécuritaire et migratoire française depuis le début de l'été 2010 ne constitue pas seulement le signe de l'échec définitif de la stratégie d'ouverture à gauche du président de la république, et la recherche, suite à la défaite de l'UMP aux élections régionales, d'une majorité de rechange incluant le Front national dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Ce durcissement représente une transgression majeure, et sans doute irréversible, du pacte républicain tel que refondé à la Libération par les forces sociales et politiques issues de la Résistance.

Que la République sombre ou se régénère, l'été 2010 fera date. À ce titre, et malgré son indigence, la parole présidentielle mérite d'être prise très au sérieux, au regard bien entendu des victimes actuelles et à venir de ce durcissement, mais également de la société française dans son entier, entraînée sur le chemin du désastre par un chef de l'État indigne de son mandat. (...)

Lire la suite.

mardi, août 24 2010

Je n'ai rien fait, je n'ai rien dit !

Quand Julien Coupat est resté 6 mois en prison pour rien, je n'ai pas compris,

Quand il y a un eu un suicide en prison chaque trois jours, je n'ai rien fait,

Quand les chômeurs se sont fait radier de leurs droits pour les statistiques, je n'ai rien fait,

Quand les journalistes se font fait licencier, je n'ai rien fait,

Quand les humoristes se font fait virer, je n'ai rien fait,

Quand le ministre de l'intérieur a été condamné pour racisme et n'a pas démissionné, je n'ai rien dit,

Quand la chasse aux immigrés s'est ouverte, je n'ai rien dit,

Quand les Roms se sont fait déporter, je n'ai rien fait,

Et dans ce petit matin brun, il n'y a plus que deux lumières, chez moi et le gyrophare bleu qui attend,

Et je commence à comprendre ce qui se passe .....

Sur le poème de Martin Niemöller

vendredi, août 20 2010

Les seconds couteaux avancent !

Ça, ce sont des signataires :

Fabien de Sans Nicolas, conseiller régional de Rhône-Alpes, président du groupe d’opposition municipale à Grenoble ;

Jacques Domergue, député de l’Hérault, conseiller régional de la région Languedoc-Roussillon, président du groupe d’opposition municipale à Montpellier ;

François-Xavier Dugourd, président du groupe d’opposition municipale de Dijon ;

Michel Havard, député du Rhône, président du groupe d’opposition au conseil municipal de Lyon ;

Sébastien Huyghe, député du Nord ;

Sophie Jozan, conseillère régionale des Pays de la Loire, présidente du groupe d’opposition municipale à la ville de Nantes ;

Jean-François Lamour, député de Paris, conseiller de Paris, président du groupe d’opposition au conseil de Paris '' Philippe Goujon, député et maire du 15e arrondissement de Paris, conseiller de Paris ;

Jean-Luc Moudenc, ancien maire de Toulouse, président du groupe d’opposition municipale à Toulouse ;

Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne 2014 et conseiller municipal ;

Laurent Prunier, président du groupe d’opposition municipale à Brest ;

Hervé Reynaud, président du groupe d’opposition municipale à Saint-Chamond ;

Patrick Thil, président du groupe d’opposition municipale de Metz ;

Marie-Hélène Thoraval, conseillère régionale de Rhône-Alpes, présidente du groupe d’opposition municipale à Romans.

Et ça, c’est le texte, paru sur le site du”Monde” de ce jour 19 août 2010 :

Nul n’est censé ignorer la loi, encore moins ceux qui sont chargés de l’exécuter.

C’est sans doute ce qu’il faudrait rappeler à un certain nombre d’élus du Parti socialiste, maires de grandes villes, qui semblent avoir oublié qu’en matière de prévention de la délinquance, la loi du 5 mars 2007 est très explicite. Dans son article premier, cette loi précise en effet que “le maire anime, sur le territoire de la commune, la politique de prévention de la délinquance et en coordonne la mise en œuvre”.

Il peut s’appuyer, pour cette mission, sur les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) que la loi rend obligatoires dans les communes de plus de 10 000 habitants ainsi que dans toutes les communes qui comportent au moins une zone urbaine sensible. Il peut aussi désormais mettre en place un conseil pour les droits et devoirs des familles, qui permet de mieux lutter contre la délinquance des mineurs en accompagnant plus étroitement les parents d’enfants délinquants dans leur mission d’éducation.

Dire que les maires n’ont ni les outils ni les moyens de s’acquitter de cette mission, au moment même où le gouvernement renforce les moyens consacrés à la lutte contre la délinquance, c’est donc faire preuve soit de mauvaise volonté, soit de mauvaise foi. (...)

La suite et les commentaires ici.

jeudi, août 12 2010

Appel Citoyen

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Signez l’appel en ligne !

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Le texte de Serge Portelli.

Pour signer : http://nonalapolitiquedupilori.org/

mercredi, août 11 2010

Et si ce conte était vrai !

Un petit conte trouvé sur le site de Carland : La Tête au Carhaix !

Elle crève et on regarde ailleurs...

C’est en 2002 qu’elle commença de se laisser aller. Pas du jour au lendemain. Plutôt une lente mais inéluctable déchéance.

Le premier signe qui aurait du alerter ses amis avait été sa rencontre avec ce jeune bourgeois qui avec son sourire carnassier s’était mit en tête de la prendre à son mentor en titre.

Elle en avait subi des humiliations depuis 52 ans qu’elle bossait. Battue plus souvent qu’a sont tour, traitée comme un objet, contrainte aux compromissions les plus abjectes ; utilisée dans des combines plus que douteuses. Bref elle en avait vu de toutes les couleurs en ce début des années 2000.

Quand le jeune loup décida de la prendre à la vieille crapule qui l’avait en main elle s’était dit : « bah, il ne sera pas pire que le vieux. Il a pas l’air finaud mais bon, ce ne sera pas le premier ».

Elle ne savait pas trop de quel deal elle avait fait l’objet, elle avait vaguement compris que le vieux était en bout de course et que c’est au jeune loup qu’elle devrait obéir. Officiellement le vieux était le patron jusqu’en 2007. Officieusement c’est le nouveau qui la drivait.

Dès le début, elle eu des doutes sur les intentions du nouveau patron. Dès le début elle avait senti que le nouveau boss n’était pas net. Pour tout dire elle qui était habituée aux mauvais traitements, ne se rappelait que d’une époque où... mais c’était avant, elle ne voulait pas y penser.

Alors tant bien que mal elle faisait la seule chose qu’elle savait faire. Attendre et encore attendre que vienne le nouveau patron...

C’était en 2002 et elle était résignée. Mais jamais, jamais elle n’aurait imaginé ça : pour la première fois de sa carrière elle su que le nouveau boss ne voulait pas l’utiliser comme l’avait fait les autres avant lui. Non, elle en était sûre il voulait la tuer. (...)

Lire la suite.

mardi, août 3 2010

Quand la nature imite la société !

Les tournesols aussi courbent l'échine !

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

samedi, juillet 31 2010

Drôle de conception de la fonction présidentielle ; c'est comme cela que l'on rassemble ?

La xénophobie de Nicolas Sarkozy menace la démocratie

Communiqué LDH

Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d’origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l’insécurité.

Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu’il aggrave l’insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d’agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.

En se livrant, à quelques jours d’intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d’origine étrangère les causes de l’insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.

Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.

Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.

Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.

Paris, le 30 juillet 2010.

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