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jeudi, décembre 8 2011

Loyalisme, quand tu nous tiens !

Trouvé sur "RUE89"

Un journaliste colombien pas assez « loyal » pour devenir français

Par Emilie Brouze Journaliste

« Encore aujourd'hui, quand je la relis, je n'arrive pas à croire ce qui y est dit », témoigne Hernando Calvo Ospina. Par courrier, le ministère de l'Intérieur a rejeté la demande de naturalisation de ce journaliste-écrivain colombien exilé en France. Justification :

« Votre loyalisme à l'égard de notre pays et de ses institutions n'est pas avéré. »

Guillaume Beaulande, son traducteur, a contacté Rue89 pour raconter cette « injustice ». Hernando Calvo Ospina, 50 ans, est exilé politique en France depuis mars 1986.

Il parle le français et habite aujourd'hui à Clichy (Hauts-de-Seine). Sa première fille, 28 ans, est Colombienne et a vécu douze ans en France. Hernando a fondé ici un foyer avec une Française : ils ont deux enfants de 11 ans et 4 mois. (...)

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vendredi, septembre 23 2011

France... Envie de vomir !

Petit récit, trouvé sur "Médiapart" le 22 Septembre 2011, de ce qui se passe aujourd'hui en France

La Roumanie n'est pas Auschwitz, mais ici c'est déjà Vichy (1) Par philippe alain

Hier, ce sont encore 200 roms de l'agglomération lyonnaise qui ont été expulsés de leurs lieux de vie sur 4 camps. A Lyon, depuis une semaine, le préfet applique à la lettre la circulaire du 5 août 2010, pourtant illégale, et démantèle, un par un, tous les camps de roms.

Il fallait voir ces 25 enfants de l'autre côté du trottoir de la rue Eugène Pottier, le regard perdu, les yeux encore embués par le sommeil, ne comprenant pas pourquoi on leur envoyait une quinzaine de véhicules de police de si bon matin.Ils avaient entre 6 mois et 12 ans. L'un d'entre eux avait encore son cartable sur le dos. Ce matin, il n'ira pas à l'école.

La veille, l'OFII de monsieur Klarsfeld était passé pour proposer « l'aide au retour ». Pas un habitant n'en a voulu. Stefan expliquait pourquoi :-

« Qu'est ce que tu veux que je fasse de cet argent pour retourner en Roumanie ? Je suis en France depuis 2002, j'ai 5 enfants qui vont à l'école, l'OFII ne m'a jamais proposé un centime pour m'aider. A la place, ils donnent 300 € à des roumains qui sont là depuis une semaine et qui sont venus exprès pour ça... »

Le préfet du Rhône a déclaré qu'il ne voulait pas voir d'enfants mendier dans la rue. Il montre clairement aujourd'hui qu'il ne veut pas non plus les voir à l'école. (...)

(1) 21 septembre 2011, Arno Klarsfeld, directeur de l'OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration) déclarait sur France Inter à propos des expulsions de roms : « S'il n'y a pas de politique du chiffre, c'est-à-dire s'il n'y a pas d'aiguillon sur les préfets, alors les préfets ne font pas ce travail de renvoyer, non pas vers la mort, non pas vers Auschwitz... »

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mercredi, septembre 7 2011

Souriez, vous êtes (key)...loggés !

Une circulaire du ministère de la justice et des libertés décrit de manière explicite les procédures d'espionnage des ordinateurs à utiliser par la police.

Loppsi : la police va bien utiliser ses super logiciels espions

« Keylogger » : le gros mot est lâché. Les logiciels espions font leur entrée officielle dans l'arsenal que la police peut utiliser pour mener des opérations de surveillance, dans le cadre d'enquêtes visant les terroristes présumés ou les personnes suspectées de crimes en bande organisée. La loi Loppsi 2 sur la sécurité, promulguée en mars 2011, restait dans le flou sur les moyens exacts donnés à la police pour surveiller communications et données numériques. Les circulaires diffusées par le ministère de la Justice fin août sont plus précises : elles expliquent aux procureurs et policiers comment ils doivent concilier les interceptions téléphoniques et électroniques standards avec les nouvelles « mesures de captations informatiques » prévues dans le texte. (...) La suite sur "Rue89".

Le contenu de la circulaire.

samedi, septembre 3 2011

Eux s'en souviendront !

Article trouvé sur le site Médiapart : c'est chez nous, en France, que cela se passe !

Les enfants qu'on enferme

Les enfants qu'on enferme sont des enfants de chair et de sang, portés par leur mère pendant neuf mois, nés en France ou ailleurs dans des pays que leurs parents ont fuis, précisément parce qu'ils espèrent pour eux un avenir meilleur.

Les enfants qu'on enferme dans les prisons pour étrangers ont vu leurs parents déposer des dossiers, et recevoir des refus à leur demande d'asile ou de séjour en France, parfois des années durant. Ils ont vu leurs parents se cacher pour tenter de les protéger, le père ou la mère, s'enfuir, se mettre à l'abri avec leurs frère ou sœur. Ceux qui sont restés ont été sortis du lit, et de leur logement, par un petit matin sale, poussés au milieu de l'agitation bruyante, parfois violente, de dizaines de policiers, dans des fourgons, bus ou voitures aux fenêtres fermées. (...)

Lire la suite.

mercredi, août 10 2011

Un en rêve, l'autre le fait !

Alors que la fraude aux cotisations au sein des entreprises est de l'ordre de 8 et 15 milliards d’euros, voilà que l'on profite de l'occasion pour créer, non pas un fichier des entreprises fraudeuses, mais au contraire un fichier des allocataires sociaux !

Communiqué LDH

Paris, le 8 août 2011

Allocataires sociaux : Mariani l’a voulu, Bertrand le fait

La Ligue des droits de l’Homme condamne fermement le projet annoncé par Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Santé, de la création d’« un fichier unique des allocataires sociaux avant la fin de l’année », création destinée, selon le ministre, à « renforcer la lutte contre des fraudes sociales ». Cette annonce vise à donner, une fois encore, des gages à la droite populaire, qui en avait fait un de ses thèmes favoris, et au-delà à l’électorat du Front national.

Sous couvert de lutte contre les fraudes, la mesure vise à stigmatiser les plus démunis et les plus faibles comme autant de fraudeurs potentiels, tout en renforçant les instruments d’un contrôle social sans grand rapport avec l’idée de justice sociale, de justice tout court.

Elle s’inscrit enfin dans une dynamique de multiplication de fichiers et dans une logique de leur interconnexion, lourde de périls pour les droits et les libertés tant individuels que collectifs.

vendredi, juillet 8 2011

Quand on vous disait que tout arrive !

Le 7 juillet 2011, 11 députés ont voté la mise en place d'un fichier géant nous concernant tous : « la protection de l'identité » soit le fichage issu des puces contenues dans la future carte d'identité. C'est donc le fichage de tous les français qui se met en place !

Un fichier de 45M de « gens honnêtes »

MaJ : la proposition de loi a donc été adoptée, en première lecture, en présence de 7 députés de la majorité, et de 4 députés de l'opposition; comme le titre PCInpact, 11 députés votent le fichage de 45 millions d'honnêtes gens...

L'Assemblée nationale va débattre, ce jeudi 7 juillet, une proposition de loi sur la protection de l'identité, dans un hémicycle fort de 11 députés . Objectifs : ajouter à la future carte d'identité une puce électronique régalienne, pour être identifié auprès des services de sécurité, une deuxième puce facultative pour les services et le commerce électronique, mais aussi et surtout créer une base de données centralisée des empreintes digitales et photographies de leurs titulaires.

Le rapporteur de la proposition de loi a ainsi qualifié de “fichier des gens honnêtes” (sic) (...)

Lire la suite sur le blog de Jean Marc Manach.

Voir le projet de loi.

Voir le texte adopté.

jeudi, juin 16 2011

Mon handicap est chez Ubu !

A méditer sur l'état des soins en France.

L’envers du décor :

Derrière ce portrait se cache une particularité, que je n’ai jamais mise en avant, que j’occulte de toute mon énergie au point de l’oublier moi-même, et qui, ultime aboutissement, est souvent oubliée ou devenue invisible à mes collaborateurs et mes proches.

Je suis tétraplégique, depuis l’âge de 16 ans, suite à un accident de sport en 1984. Je n’ai qu’un usage partiel de mes bras et pas l’usage de mes doigts. Je me déplace en fauteuil roulant électrique.

À 16 ans, frappé lourdement par ce handicap, après plus d’un an d’hospitalisation, je suis parti sans relâche dans une course contre mon handicap, vers l’acceptation d’un nouveau corps, la reconquête de mon identité, et la reconstruction de ma vie. J’ai poursuivi mes études, puis, pressé par l’envie d’autonomie, j’ai vite créé ma première entreprise à 20 ans. J’ai aménagé ma vie pour repousser les limites du handicap, et vivre le plus normalement possible.

Mon handicap n’existe que 2h par jour. 30 minutes le soir où j’ai besoin de l’aide d’un tiers pour me coucher, 1h ou 1h30 le matin pour qu’on me lève, douche, habille, et assoie au fauteuil. Depuis 25 ans, la douche quotidienne me mets en paix avec mon corps, me procure le bien-être qui, associé à un habillage impeccable, me donnent confiance en moi pour dérouler des journées chargées où mon handicap disparaît pour laisser place à l’homme en marche. J’ai une voiture aménagée que je conduis et qui m’offre une totale autonomie dans mes déplacements quotidiens.

Aux bons soins de Santé Service :

Il y a quinze jours tout s’est effondré. Santé Service, l’organisme qui me prodigue les soins infirmiers quotidiens, a décidé unilatéralement de m’imposer un “protocole de soins” qui régirait désormais ma vie comme suit :

  • 1 seule douche par semaine.
  • toilette au lit avec cuvette et gant de toilette.
  • lit médicalisé imposé en lieu et place de ma literie.
  • tablette roulante d’hôpital.
  • couché à 22h, et parfois 21h.
  • suppression du levé “prioritaire” le matin en début de tournée, ce qui me vaut d’être régulièrement prêt à seulement 10h45 ou 11h.

Voilà comment de personne avec ses besoins propres à chacun, on devient protocole de soins aveugle et sourd. (...)

La suite sur le blog de Louis van Proosdij Duport.

samedi, mai 28 2011

Quand le NON avait raison !

Jean-Luc Mélanchon revient sur le vote des Français en 2005 et le traité de Lisbonne.

Il y a six ans, le 29 mai 2005, le peuple français rejetait le projet de constitution européenne. La participation avait atteint 70?%. Pour la première fois, elle fut plus forte dans les classes populaires que chez les importants. Cet événement qui percuta si fortement notre pays mériterait bien un anniversaire. Les amis des commémorations sont pourtant muets. Pourquoi?? Le oui meurt de honte. La crise en cours ridiculise sa bonne conscience eurobéate.

Les dirigeants européens étaient convaincus d’avoir effacé les non français, néerlandais et irlandais. Comme ils étaient contents de leurs ruses pour imposer le traité de Lisbonne?! Quelle rigolade, pour eux, d’avoir dupé tout le monde?! Avoir fait adopter la chose sous un autre nom et surtout sans référendum, voila la forfaiture de Nicolas Sarkozy qui s’est vanté d’être l’auteur du nouveau texte. (...)

Lire la suite sur Marianne 2.

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