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mardi, février 9 2010

« Urgence pour les libertés, urgence pour les droits »

Jean Pierre Dubois, Président de la LDH a lancé samedi 6 février 2010 un grand appel citoyen dans le cadre de la campagne « Urgence pour les libertés, urgence pour les droits ». Il est temps que nous réagissions ensemble contre les attaques quotidiennes conduites par un pouvoir qui n'a comme objectif, que de démolir nos droits et nos libertés.

Appel citoyen

Chaque jour un peu plus, nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace la démocratie.

Face à ces dérives, il y a urgence, urgence à réagir et à construire ensemble. Nous en appelons à un nouveau contrat citoyen.

Rien ne nous condamne à subir l’injustice, à craindre l’avenir, à nous méfier sans cesse davantage les uns des autres. Rien ne nous prédestine à vivre dans une société de surveillance, de discriminations et d’exclusion.

Rien n’oblige à ce que le destin de tous ne soit plus que l’affaire d’un seul, que la politique ne soit plus que mise en scène, que la citoyenneté se réduise à des protestations éphémères.

Nous valons mieux que cela. Avant que le jeu des concurrences et des compétitions subalternes ne risque d’obscurcir la préparation d’échéances décisives, reprenons la parole. Mettons au centre des débats la défense des droits et des libertés, la demande d’égalité et de solidarités durables qui monte du pays. La démocratie est aujourd’hui asphyxiée ? Faisons-lui reprendre souffle et vie.

C’est le sens de notre campagne « Urgence pour les libertés, urgence pour les droits ». Dans des dizaines de réunions publiques, de rencontres avec la population, les militants de la Ligue des droits de l’Homme écoutent et partagent le refus de l’inacceptable et l’espoir d’un vrai changement. Avec les acteurs de la société civile, associations, syndicats, collectifs et réseaux citoyens qui pratiquent le « devoir de résister » et font vivre l’« insurrection des consciences », ils recherchent des alternatives crédibles pour un nouveau « vivre ensemble ».

Ainsi, au fil des échanges, émergent des attentes concrètes et précises. Pour y répondre, nous mettons en débat des propositions porteuses d’un avenir plus humain, plus juste et plus solidaire.

La fin du cumul des mandats, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, la désignation non partisane des membres du Conseil constitutionnel et des Autorités indépendantes.

La suppression de la « rétention de sûreté », des « peines planchers » automatiques et des tribunaux d’exception ; la priorité aux alternatives à la prison et l’interdiction des « sorties sèches » sans accompagnement des fins de peine en milieu ouvert ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police face aux « classes dangereuses » ; la sanction des violences policières et la création d’une vraie police de proximité, au service de la sûreté de tous et du respect des citoyens.

Le refus du fichage généralisé, l’encadrement par la loi des fichiers de police ; la maîtrise des technologies de la surveillance, du fichage et du traçage, la garantie judiciaire de la protection des données personnelles et de la vie privée.

La défense de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations : l’interdiction de toute prise en compte de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et l’adoption d’une loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

L’abrogation des lois xénophobes, la régularisation des familles des écoliers, des travailleurs, de tous ces sans-papiers qui vivent ici, qui travaillent ici et qui resteront ici parce que personne n’a intérêt à leur expulsion et que c’est avec eux que nous construirons notre avenir.

La défense, la reconstruction et la modernisation des services publics, richesse de tous les territoires ; une politique du logement social porteuse de mixité sociale, de solidarité territoriale et de préservation de l’environnement ; la priorité à l’école publique, qui seule accueille tous les enfants sans discriminations, le rétablissement du statut public de La Poste, la suppression des franchises médicales, l’abrogation du bouclier fiscal et de l’injustice fiscale organisée ; une vraie « sécurité sociale professionnelle » adaptée aux risques d’aujourd’hui et la sécurisation des contrats de travail ; bref, le choix de l’égalité et des solidarités contre la précarité et la mise en concurrence de tous avec tous.

Voilà autant d’« urgences » pour les droits de l’Homme et pour la citoyenneté, voilà les bases possibles d’un véritable changement qui redonnerait de l’oxygène à la démocratie et de l’espoir dans l’avenir.

La Ligue des droits de l’Homme appelle tous les citoyens à se saisir de toutes ces urgences, à les porter et à les mettre en débat. Elle propose à tous ses partenaires, acteurs de la société civile, d’en discuter et, à partir des attentes et des demandes des mouvements de défense des droits, de bâtir un « Pacte pour les droits et pour la citoyenneté ». Car les citoyens ont le droit de savoir ce qu’en pensent les forces politiques et si les candidats qui solliciteront bientôt leurs suffrages entendent faire réellement le choix d’une société de libertés, d’égalité et de solidarités.

Ensemble, nous le pouvons !

lundi, février 8 2010

A quoi sert le fichage à l'école !

Communiqué du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) du 4 février 2010. — Un père de famille de Vezin-le-Coquet près de Rennes a été interpellé à proximité de son domicile, par la Police aux frontières (PAF), le 26 janvier. Cette arrestation a eu lieu cinq jours après l’admission de ses enfants dans Base élèves et alors qu’il n’était dans aucun autre fichier.

La défense, lors de l’audience du 1er février au Tribunal administratif de Rennes, s’est inquiétée que le fichier Base élèves ait pu servir de source de renseignements pour cette arrestation. Le représentant de la Préfecture, devant une salle comble, composée de parents d’élèves, d’enseignants, de membres d’associations et collectifs, ainsi que d’élus, répondait qu’il s’agissait d’une arrestation «fortuite». Mais nul n’aura jamais la réponse. Là est bien le problème concernant l’utilisation des traitements automatiques de données. Les transmissions de renseignements échappent aux directeurs qui ont renseigné Base élèves. Elles peuvent se faire au niveau académique ou au niveau national.

Le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) rappelle qu’il demande à ce qu’aucun renseignement nominatif ne sorte des écoles pour éviter toute utilisation abusive de données ou toute suspicion portant sur des inscriptions d’enfants et de leurs proches dans les écoles.

Le CNRBE rappelle aussi que le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies, dans son rapport du 12 juin 2009 à l’Etat français, se disait préoccupé par « l’utilisation de Base-élèves 1er degré à des fins telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière, ainsi que par l’insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d’autres administrations ». Le comité « recommande en outre à l’État partie de ne saisir dans les bases de données que des renseignements personnels anonymes et de légiférer sur l’utilisation des données collectées en vue de prévenir une utilisation abusive des informations. »

Tous les enfants, sans aucune discrimination, ont droit à l’éducation. Ils doivent donc pouvoir être inscrits à l’école en toute sérénité.

L’école doit défendre le principe de laïcité qui garantit le respect à la vie privée pour chaque enfant afin de respecter son droit à l’éducation.

Pour éviter que des parents n’inscrivent pas leurs enfants à l’école de peur d’être repérés, aucune donnée nominative ne doit sortir des écoles : on ne fiche pas les enfants et leurs proches !

Le CNRBE appelle toutes les associations amies de l’école à le rejoindre dans cette demande conforme au respect des droits des enfants.

Voir sur le site du CNRBE. [ Voir sur le site de la LDH Toulon.|http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3736|fr]

De dérive en dérive !

Dans une enquête intitulée « La mort, l’émeute et la police municipale de Woippy : “circulez, y’a rien à voir” ? », le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, en tire des enseignements. Il met en évidence deux phénomènes majeurs : la ghettoïsation persistante de ce territoire et la dérive sécuritaire de la politique municipale. Une enquête – accessible en ligne – qui vient à point nommé à l’heure où le Parlement s’apprête à examiner une nouvelle loi sécuritaire, la LOPPSI 2.

samedi, février 6 2010

Quand la justice les rend con..tents !

Trouvé sur le site de "Bakchich.info" du samedi 6 février

Les Conti sont des cons

par Jacques-Marie Bourget

Les Contis sont des cons. Ce Vendredi 5 février 2010, six d’entre eux ont échappé à des peines de prisons, de la taule troquée contre des amendes dont l’échelle va de 2 000 à 4 000 euros. La nouvelle les a rendus contents.

Et pas qu’eux, les Contis, autour aussi : Benoît Hamon, Marie-Georges Buffet, Cécile Duflot et Olivier Besancenot. Cette joie est à pleurer. Pourquoi ? Parce, comme si c’était un hasard, le mois de février est celui de l’anniversaire de quelques violences de pêcheurs ou de paysans. In memoriam… (...)

Lire la suite.

samedi, janvier 30 2010

Jusqu'à quand faudra-t'il lutter contre l'entreprise de fichage généralisé !

Le CNRBE appelle à une journée d’action le 27 mars 2010

Bobigny, 24 janvier 2010. — Les collectifs départementaux opposés au fichage des enfants se sont retrouvés les 23 et 24 janvier 2010, à Bobigny, pour une troisième rencontre nationale, au cours de laquelle le Collectif national de résistance à base élèves (CNRBE) a réaffirmé ses positions.

Le CNRBE se félicite de l’audience croissante rencontrée par ses positions au sein de la population : plus de 1800 plaintes de parents d’élèves déjà déposées, en collaboration avec les avocats du Syndicat des Avocats de France, auprès de 37 tribunaux de grande instance ; de nouveaux dépôts sont prévus – notamment pour le 19 mai 2010.

Le CNRBE se félicite de l’écoute et de l’attention toujours plus grande dont il bénéficie de la part de parlementaires, d’associations, de syndicats et de mouvements pédagogiques.

Le CNRBE déplore l’absence de prise en considération par le ministère de l’Education nationale des recommandations du Comité des Droits de l’Enfant concernant le fichage des enfants.

Le CNRBE rappelle qu’il est incomprehensible que dans un contexte de débat de société sur le fichage, des Inspecteurs d’Académie puissent poursuivre dans la seule voie des menaces et des sanctions, des enseignants qui respectent les recommandations de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Le CNRBE s’inquiète de plusieurs évolutions récentes. Notamment de l’apparition dans la proposition de loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, d’un article banalisant les échanges d’informations ou de données entre administrations, et également de la création d’un «livret des compétences» (Bulletin Officiel de l’Education Nationale, 7 janvier 2010)

Le CNRBE dénonce avec force une entreprise irrégulière de fichage qui s’appuie sur une immatriculation obligatoire et centralisée des enfants dès l’âge de 3 ans et pour 35 ans créée par la Base Nationale des Identifiants Elèves. Afin que les données relatives aux enfants recueillies dans le cadre de leur scolarité bénéficient d’une véritable protection, le CNRBE demande que les données nominatives des enfants ne sortent pas de l’école.

C’est pourquoi le CNRBE a fixé au samedi 27 mars la date d’une journée nationale d’action contre le fichage des enfants 2, pour demander une vraie protection des données relatives aux enfants recueillies dans le cadre de leur scolarité.

ON NE FICHE PAS NOS ENFANTS !

Le site du CNRBE

mercredi, janvier 27 2010

Eric et le poids du zèle : plus menteur tu ... !

Quand on nous dit que le débat sur l'identité nationale ne concerne pas l'Islam !

Trouvé sur Facebook.

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Voir aussi l'article sur "Médiapart"

Islam et identité nationale : le débat officiel de la France à New York

Zèle intempestif ? Le consulat de France à New York organise, mercredi 27 janvier, un débat intitulé «Islam et identité nationale en France». Faisant soudain mentir Nicolas Sarkozy et Eric Besson. Le ministre assurait début janvier que l'objet de ce « grand débat » n'était certainement pas l'islam. Du coup, l'embarras est bien réel au consulat.

« Inscrivez-vous vite à la conférence "Islam and National Identity in France" ! », annonce la page Facebook du consulat de France à New York. C'est ce mercredi, à 18h30 sur la Ve avenue, n°934. Voilà donc d'un coup le « grand débat » voulu par Eric Besson, et défendu une fois encore par Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, réduit à la seule question de l'islam. Le 4 janvier, Eric Besson convoquait pourtant une conférence de presse pour faire mordre la poussière à ses détracteurs. Non, ce débat n'avait pas provoqué de dérapages racistes et xénophobes, sauf quelques cas « très isolés ». Non, l'islam n'était pas au centre des milliers de contributions reçues par le ministère. Et de se féliciter : «Le débat n'est pas focalisé sur l'immigration et sur l'islam.» (...)

La suite sur "Médiapart"

lundi, janvier 25 2010

L'humanisme selon Besson !

Trouvé sur "Bakchich.info" dimanche 24 janvier par Anaëlle Verzaux

Deux Haïtiens reconduits à la frontière

Malgré la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne a émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

On a failli le prendre pour un humaniste, Eric Besson. Il avait donné, mercredi 13 janvier, le lendemain du séisme en Haïti, « instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national », selon un communiqué du ministère.

Le séisme a fait officiellement 112.226 morts, 194.000 blessés et un million de sans-abri.

Mais chassez le naturel… En dépit de la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne à émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

Le couple s’est présenté muni d’un passeport à la douane d’Orly sud. Les deux ressortissants Haïtiens ont été interpellés à la suite de soupçons sur leur photo d’identité.

Alerté, le parquet de Créteil a botté en touche en demandant à la direction centrale de la PAF (Police aux frontières) de prendre la responsabilité de renvoyer deux Haïtiens dans leur pays dévasté.

C’est finalement le préfet du Val-de-Marne qui a signé l’arrêté de reconduite à la frontière.

Voir l'article sur Bakchich.info

dimanche, janvier 10 2010

Non au débat !

La section LDH de Périgueux

vous appelle à un rassemblement

le mardi 12 janvier 2010

devant le palais de Justice de Périgueux à 18 heures

NON au débat sur " l'Identité Nationale "

La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Périgueux s’oppose activement au débat sur " l’Identité Nationale " pour lequel le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire a convié les citoyens dans un cadre populiste et orienté par une idéologie nationaliste. En effet, vouloir définir une " Identité Nationale " figée, alors qu’elle est perpétuellement en recomposition, opposer ce faisant un " nous " français à un " eux " étranger ou issu de l’immigration (et plus particulièrement musulman), est une dérive dangereuse et contraire aux valeurs de démocratie et d’ouverture qui sont les nôtres et celles de notre République. De plus, les spécialistes en sciences humaines insistent sur la nécessité de relations de reconnaissance et de métissage pour que se développent et que vivent aussi bien l’identité humaine que les identités personnelles.

  • Défendre l’identité de chacun, et l’identité de la République Française, c’est ce que nous nous efforçons de faire par cette opposition.
  • C’est promouvoir les conditions pour que chacun, français ou étranger, ait une place reconnue dans une société solidaire.
  • C’est aussi faire tomber les murs qui occultent le dénuement de l’autre afin de maintenir notre suffisance triste.
  • C’est ce que nous attendons de l’Etat : qu’il assume l’histoire de notre pays, et qu’il respecte et reconnaisse les acquis de ses avancées humanistes.

Nous récusons la légitimité d’un Ministère qui expulse massivement les étrangers, parfois vers des pays en guerre au mépris du droit d’asile, qui procède à des rafles de sans-papiers, à l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention, qui multiplie les contrôles au faciès … Sous le couvert de ce débat, se multiplient les " dérapages verbaux ", y compris de la part de nos dirigeants, se banalisent et sont légitimés des comportements de rejet, de violence et de repli sur soi. Nous refusons par conséquent de nous compromettre dans ce pseudo-débat et s’il est, en effet, urgent de débattre, ce serait sur le respect des Droits de l’Homme et des valeurs de justice et de solidarité dans ce pays. C’est à cela que nous appelons.

Nous demandons donc, et nous pouvons le formuler en français, en verlan, ou en toute autre langue, la suppression et la dissolution de cet insupportable Ministère de l’Identité Nationale et des Expulsions.

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