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Droit des étrangers

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samedi, mars 6 2010

Les « quotas » de nos impôts !

Etrangers irréguliers : l'acharnement

Un article de Louis Maurin (Alternatives Economiques) 25 février 2010

Les renvois de sans-papiers entraînent de plus en plus de drames. Nous dévoilons ici un rapport officiel qui donne des éléments chiffrés sur les (coûteux) moyens mis en œuvre pour atteindre les quotas d’expulsions.

29 300 étrangers sans papiers ont été renvoyés en 2009, selon le ministère de l’Immigration. Mais la machine à expulser fonctionne de façon très différente du discours officiel, comme le révèlent les données d’un rapport du secrétariat général du Comité de contrôle de l’immigration (instance chargée de présenter chaque année au Parlement les orientations de la politique gouvernementale) publié en catimini et que nous dévoilons 1.

Le nombre d’étrangers expulsés a été multiplié par trois entre 2001 et 2009. Mais le gouvernement a commencé par le plus facile : le renvoi des jeunes hommes arrivés récemment. De plus en plus, il faut payer pour atteindre les « quotas » d’expulsés. Comme le montrent les données détaillées pour l’année 2008 : 10 000 personnes (+ 6 600 par rapport à 2007) ont ainsi été reconduites moyennant finances, soit 2 000 euros pour une personne seule, 3 500 euros pour un couple et 1 000 euros supplémentaires par enfant. Une politique extrêmement coûteuse, surtout si l’on ajoute l’ensemble des dépenses des services de l’Etat, du commissariat à l’administration centrale, en passant par la justice. Pour expulser 29 000 personnes, pas moins de 82 600 arrestations ont été réalisées, soit autant de dossiers et des millions d’heures de travail de fonctionnaires… Le rapport signale, par exemple, que 900 patrouilles « sécurisent » (les guillemets ne sont pas inclus dans le rapport) quelque 2 300 gares et 1 500 trains. Autant de services publics qui auraient mieux à faire en s’occupant d’autres dossiers, que l’on songe aux tribunaux ou aux forces de police. (...)

La suite.

Le rapport.

lundi, février 22 2010

A la gendarmerie, la victime est coupable !

Trouvé sur "Libé Orleans"

Najlae, 19 ans, battue et expulsée

EXPULSION. Najlae, une Marocaine de 19 ans qui a fui son pays à l’âge de 14 ans afin d’éviter un mariage arrangé par son père, vient d’être expulsée sur ordre de la préfecture du Loiret. Sa faute? Avoir franchi la porte de la gendarmerie de Château-Renard pour y déposer une plainte. Son hébergeur de frère l’avait, deux jours auparavant, rouée de coups. «Il avait trouvé un mégot de cigarette dans sa chambre», explique Chantal Parisot, la mère d’une copine de Najlae. «Violent par habitude, il a saisi un manche d’aspirateur et un fer à lisser pour la frapper. Ce n’était pas la première fois…».

Bilan: huit jours d’incapacité de travail et un gendarme qui contrôle son identité, prévient la préfecture de son statut d’irrégulière et place en garde-à-vue Najlae, victime devenue coupable. Samedi matin, à 4h40, Chantal Parisot reçoit un appel l’informant du transfert de Najlae vers Orly, puis de son renvoi vers le Maroc où elle a été de nouveau arrêtée dans l’attente de son jugement.

Il s’agit, en quelques mois, du quatrième cas de femme battue et menacée d’expulsion – ou expulsée - dans le Loiret. Une situation qui scandalise Dominique Tripet, du Collectif Orléanais des Droits des Femmes: «C’est une violence inouïe de la part de nos autorités que d’infliger à la victime une nouvelle maltraitance. Heureusement que l’année 2010 a été déclarée grande cause nationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes!». (...)

La suite sur "Libé Orleans"

Le reportage Fr3 Orléans.


France3-Orleans- Expulsion et violence faites aux Femmes
envoyé par laissezlesgrandirici. - L'info video en direct.

lundi, janvier 25 2010

L'humanisme selon Besson !

Trouvé sur "Bakchich.info" dimanche 24 janvier par Anaëlle Verzaux

Deux Haïtiens reconduits à la frontière

Malgré la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne a émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

On a failli le prendre pour un humaniste, Eric Besson. Il avait donné, mercredi 13 janvier, le lendemain du séisme en Haïti, « instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national », selon un communiqué du ministère.

Le séisme a fait officiellement 112.226 morts, 194.000 blessés et un million de sans-abri.

Mais chassez le naturel… En dépit de la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne à émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

Le couple s’est présenté muni d’un passeport à la douane d’Orly sud. Les deux ressortissants Haïtiens ont été interpellés à la suite de soupçons sur leur photo d’identité.

Alerté, le parquet de Créteil a botté en touche en demandant à la direction centrale de la PAF (Police aux frontières) de prendre la responsabilité de renvoyer deux Haïtiens dans leur pays dévasté.

C’est finalement le préfet du Val-de-Marne qui a signé l’arrêté de reconduite à la frontière.

Voir l'article sur Bakchich.info

samedi, décembre 19 2009

Cercle de silence à Périgueux.

Le deuxième jeudi de chaque mois, à 17h45, place Francheville.

mardi, décembre 8 2009

L'enclume et le marteau pour les sans-papiers !

Sans-papiers : un juge témoigne.

Comme des centaines de magistrats parisiens, je suis désignée environ quatre fois par an pour statuer sur la rétention des étrangers le samedi ou le dimanche, au titre de juge des libertés (JLD). Cette permanence du dimanche s’ajoute à mes fonctions habituelles ; en effet, les juges de permanence du week-end ont tous d’autres compétences pendant l’année, concernant par exemple le droit des successions, le droit des brevets, la délinquance financière ou les baux commerciaux, etc.

Lors de la « permanence étrangers », appelée « juge du 35 bis » (1), la préfecture de police me demande de placer en rétention des étrangers sans papiers interpellés dans les rues de Paris (2). Il me faut donc à chaque fois maîtriser des textes dont je n’ai pas l’habitude, lourds de conséquences pour les personnes. Or le système judiciaire français est très complexe, s’agissant des étrangers sans papiers, qui relèvent simultanément de trois types de juridictions lorsqu’ils sont arrêtés par la police :

– Des tribunaux administratifs, qui jugent des conflits entre l’État et le citoyen. Ils contrôlent la police des étrangers, qui relève de la compétence régalienne de l’État, et statuent sur la régularité des obligations de quitter le territoire (OQTF), sur celle des arrêtés de reconduite à la frontière (APRF) et des arrêtés d’expulsion des sans-papiers.

– Des tribunaux judiciaires correctionnels, qui condamnent les personnes ayant commis des infractions pénales. Ceux-là jugent les sans-papiers, le plus souvent en comparution immédiate, pour séjour irrégulier en France, délit puni de 1 an de prison, de 3 750 euros d’amende et d’une interdiction temporaire de 3 ans du territoire français (ITF).

Sur 4 200 condamnations par an, 1 600 étrangers ont ainsi été punis en 2005 (dernière statistique disponible de l’annuaire de la chancellerie) de plus de 3 mois d’emprisonnement pour une simple absence de papiers.

L’exemple de cette Haïtienne sanspapiers, mère de deux enfants nés à Haïti, est emblématique des dizaines de cas qui sont jugés chaque semaine à Paris : elle est femme de ménage et son compagnon français est maçon ; bien qu’elle soit arrivée il y a 10 ans en France et qu’elle n’ait jamais été condamnée, un tribunal la condamnera à 3 mois d’emprisonnement avec sursis et une interdiction de 2 ans du territoire français.

Quel est le sens de cette peine ? Est-elle utile pour le respect de la loi et éviter la récidive ? Évidemment non, car chacun sait que cette femme sans papiers se maintiendra sur le territoire français où se trouvent ses enfants, son compagnon, sa vie et son avenir. Cette peine est-elle utile pour l’intéressée ? Bien sûr que non, car elle l’empêchera de tenter toute démarche de régularisation et l’obligera à travailler au noir et à se cacher, alors qu’elle voulait se marier et devenir française. Les juges sont souvent conscients de l’inutilité des peines prononcées en matière de séjour irrégulier des étrangers, mais, comme souvent dans l’histoire judiciaire française, ils se retranchent derrière leur rôle d’application formelle de la loi pour se déresponsabiliser, comme citoyens, des conséquences humaines de ces peines absurdes. C’est pourquoi l’attitude des magistrats les plus conscients de l’aporie judiciaire en matière d’étrangers consiste souvent à éviter le plus possible leur désignation en cette matière. (...)

Evelyne Sire-Marin, magistrat, présidente d’honneur de la Fondation Copernic

La suite sur "Fondation Copernic"

samedi, novembre 14 2009

A 10 ou12 ans, pour certains on est adulte, on peut rester seul !

Nos institutions se délitent de plus en plus

La maman arrêtée, l'enfant de 10 ans laissé seul

À Yvré-l'Évêque, près du Mans, les gendarmes ont embarqué la maman, une Africaine en situation irrégulière. Et laissé son garçon de 10 ans, seul, à l'intérieur du logement familial. Almerida Teixeira a les yeux qui se mouillent quand elle raconte. Le coup de fil paniqué de la maman, à qui les gendarmes demandent de se dépêcher. Le gendarme qu'elle arrive à avoir au bout du fil et qui confirme qu'ils « emmènent la dame » et que « l'enfant reste à la maison ». « Je me suis changée et je suis allée là-bas. J'ai sonné. Le petit m'a ouvert. Il s'est jeté dans mes bras. Il pleurait. Il a dit : « Les gendarmes ont emmené maman, mais elle n'a rien fait, maman ». »

Les faits remontent au 3 novembre, à Yvré-l'Évêque, dans l'agglomération du Mans. M. D., originaire de Guinée-Bissau, est sous le coup d'une mesure d'expulsion vers le Portugal. Des gendarmes du Mans sont venus la chercher chez elle. Mais ils laissent son enfant sur place. Qui va rester, seul et paniqué, pendant trois quarts d'heures.

« Pas la meilleure des procédures »

Explications de la gendarmerie : l'enfant, qui a la nationalité portugaise, réside légalement en France, M. D. ne voulait pas que son enfant parte avec elle et elle aurait assuré que « son papa allait le prendre en charge ». Sauf que l'homme, qui travaille sur un chantier, n'a pu être mis au courant que vers 17 h 45. Et, surtout, le « papa » en question, s'il vit en concubinage depuis huit ans avec M. D., n'est pas le père de l'enfant. (...)

La suite sur "Ouest-France".

Angéla, 12 ans, cinq jours seule en zone d'attente à Roissy

JUSTICE - RESF considère qu'il s'agit d'un violation de la Convention internationale des droits de l'enfant...

L'attente a été longue pour Angéla. Cette fille camerounaise de 12 ans a été placée mardi soir dans un service d'aide sociale à l'enfance après avoir passé cinq jours dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy. Le problème? Lorsqu'Angéla arrive du Cameroun vendredi, la police de l'air et des frontières (PAF) pense que la femme qui l'accompagne n'est peut-être pas sa mère et veut procéder à des vérifications. La fillette se retrouve alors dans la zone d'attente. Lundi, le tribunal de grande instance de Bobigny ordonne le placement de la petite dans un centre d'aide sociale à l'enfance, mais le parquet choisit de faire appel. L'affaire connaît un nouveau rebondissement mardi soir, lorsque le procureur renonce finalement à faire appel pour une question de procédure. Selon le Réseau éducation sans frontières (RESF), Angéla pourra voir sa mère dès aujourd'hui et devra être présentée devant le juge des enfants en fin de semaine. Toutefois RESF considère que cette affaire reste scandaleuse et constitue une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant. «Qu'une enfant de 12 ans soit restée seule, privée de tout, et obligée de demander à des policiers de l'accompagner aux toilettes est inacceptable», affirme l'association.

Source "20 minutes".

mardi, novembre 3 2009

Pour le respect des droits, signons !

__Au titre de la réparation nous demandons la régularisation

pour les 19 afghans de Nîmes!__

Dix-neuf demandeurs d’asile afghans, « évacués » de la "jungle" de Calais le 22 septembre dernier ont été placés en centre de rétention à Nîmes puis libérés par le juge des libertés et de la détention le 28 septembre à minuit.

Depuis, avec l'aide d'associations et de citoyens, ils multiplient les démarches pour pouvoir déposer leur demande d'asile.

Renvoyés de la préfecture du Gard à celle de l'Hérault, après être passés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), ils attendent toujours de pouvoir accéder à une procédure d'asile normale .La préfecture de l'Hérault exprime son acharnement en voulant les placer délibérément dans une procédure expéditive dans laquelle ces afghans ne pourront pas faire valoir leurs droits.

Le ministre de l'immigration, Eric Besson a été aussi sollicité, par diverses associations, en vain...

Nous signataires de la présente pétition, dénonçons vivement le non-respect du droit d'asile et des droits fondamentaux de ces migrants.

Empêcher ces Afghans de demander l'asile dans des conditions normales : - C'est, les priver des conditions d’accueil décentes qui devraient leur être garanties et les mettre en situation d'échec. - C’est, les renvoyer vers les passeurs de la « jungle », - C'est, préparer leur expulsion vers un pays en guerre et en pleine insécurité.

Nous signataires de la présente pétition demandons, en réparation des nombreux manquements aux droits de la part de l'État, la régularisation inconditionnelle des 19 Afghans de Nîmes afin qu'ils puissent bénéficier de l'asile en France.

Signez la pétition ICI

La Presse en parle :

Montpellier-Journal : Le gouvernement veut-il vraiment aider les Afghans de Calais ?

Midi Libre : Nîmes : Le bel élan solidaire autour des Afghans réfugiés

L'humanité : Afghans : Dans le Gard, un peu de chaleur après la jungle

vendredi, octobre 9 2009

Quand les banques s'accoquinent avec Eric... l'argent n'a pas de couleur !

Un sans-papiers dénoncé par son banquier

Ce Mauritanien venait retirer son salaire à la Société générale, l'agent a appelé la police. La Cimade, qui a recensé plusieurs affaires du même genre, demande l'annulation de sa reconduite à la frontière.

Un Mauritanien sans-papier, Yaro S., venu samedi retirer de l’argent de son compte à Boulogne (Hauts-de-Seine), a été dénoncé à la police par le guichetier et se trouve actuellement en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) où il risque l’expulsion, a indiqué jeudi la Cimade, confirmant une information du Parisien.

Yaro S., né en 1968 en Mauritanie, en France depuis 2002 et aide-cuisinier dans un restaurant, était allé samedi à l’agence de la Société générale de Boulogne pour retirer de l’argent de son compte. A la demande du guichetier, il a présenté comme pièce d’identité une carte de séjour, celle-là même, a précisé la Cimade, avec laquelle il avait ouvert son compte en 2005.

Lorsque le guichetier s’est aperçu qu’il s’agissait d’un faux, il a appelé la police et fait fermer les portes de la banque devant les tentatives de Yaro de sortir au plus vite de l’établissement.

Le ressortissant mauritanien, qui venait de déposer un dossier de régularisation par le travail, a été placé dès samedi au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Selon la représentante de la Cimade dans ce centre de rétention administrative (CRA), Yaro est passé devant le juge des libertés et de la détention (JLD) le 5 octobre mais son avocat «n’ayant pas fait valoir l’irrégularité des conditions de son interpellation», il n’a pas pu faire appel. (...)

La suite sur "Libération" du 8octobre 2009.

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