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mercredi, janvier 27 2010

Eric et le poids du zèle : plus menteur tu ... !

Quand on nous dit que le débat sur l'identité nationale ne concerne pas l'Islam !

Trouvé sur Facebook.

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Voir aussi l'article sur "Médiapart"

Islam et identité nationale : le débat officiel de la France à New York

Zèle intempestif ? Le consulat de France à New York organise, mercredi 27 janvier, un débat intitulé «Islam et identité nationale en France». Faisant soudain mentir Nicolas Sarkozy et Eric Besson. Le ministre assurait début janvier que l'objet de ce « grand débat » n'était certainement pas l'islam. Du coup, l'embarras est bien réel au consulat.

« Inscrivez-vous vite à la conférence "Islam and National Identity in France" ! », annonce la page Facebook du consulat de France à New York. C'est ce mercredi, à 18h30 sur la Ve avenue, n°934. Voilà donc d'un coup le « grand débat » voulu par Eric Besson, et défendu une fois encore par Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, réduit à la seule question de l'islam. Le 4 janvier, Eric Besson convoquait pourtant une conférence de presse pour faire mordre la poussière à ses détracteurs. Non, ce débat n'avait pas provoqué de dérapages racistes et xénophobes, sauf quelques cas « très isolés ». Non, l'islam n'était pas au centre des milliers de contributions reçues par le ministère. Et de se féliciter : «Le débat n'est pas focalisé sur l'immigration et sur l'islam.» (...)

La suite sur "Médiapart"

dimanche, janvier 10 2010

Non au débat !

La section LDH de Périgueux

vous appelle à un rassemblement

le mardi 12 janvier 2010

devant le palais de Justice de Périgueux à 18 heures

NON au débat sur " l'Identité Nationale "

La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Périgueux s’oppose activement au débat sur " l’Identité Nationale " pour lequel le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire a convié les citoyens dans un cadre populiste et orienté par une idéologie nationaliste. En effet, vouloir définir une " Identité Nationale " figée, alors qu’elle est perpétuellement en recomposition, opposer ce faisant un " nous " français à un " eux " étranger ou issu de l’immigration (et plus particulièrement musulman), est une dérive dangereuse et contraire aux valeurs de démocratie et d’ouverture qui sont les nôtres et celles de notre République. De plus, les spécialistes en sciences humaines insistent sur la nécessité de relations de reconnaissance et de métissage pour que se développent et que vivent aussi bien l’identité humaine que les identités personnelles.

  • Défendre l’identité de chacun, et l’identité de la République Française, c’est ce que nous nous efforçons de faire par cette opposition.
  • C’est promouvoir les conditions pour que chacun, français ou étranger, ait une place reconnue dans une société solidaire.
  • C’est aussi faire tomber les murs qui occultent le dénuement de l’autre afin de maintenir notre suffisance triste.
  • C’est ce que nous attendons de l’Etat : qu’il assume l’histoire de notre pays, et qu’il respecte et reconnaisse les acquis de ses avancées humanistes.

Nous récusons la légitimité d’un Ministère qui expulse massivement les étrangers, parfois vers des pays en guerre au mépris du droit d’asile, qui procède à des rafles de sans-papiers, à l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention, qui multiplie les contrôles au faciès … Sous le couvert de ce débat, se multiplient les " dérapages verbaux ", y compris de la part de nos dirigeants, se banalisent et sont légitimés des comportements de rejet, de violence et de repli sur soi. Nous refusons par conséquent de nous compromettre dans ce pseudo-débat et s’il est, en effet, urgent de débattre, ce serait sur le respect des Droits de l’Homme et des valeurs de justice et de solidarité dans ce pays. C’est à cela que nous appelons.

Nous demandons donc, et nous pouvons le formuler en français, en verlan, ou en toute autre langue, la suppression et la dissolution de cet insupportable Ministère de l’Identité Nationale et des Expulsions.

mardi, janvier 5 2010

Petit florilège des senteurs de l'hiver !

A la une du site "Rue 89"

Contrairement à ce qu'a déclaré Besson, les débats locaux ont souvent dérapé ou se sont concentrés sur l'islam et l'immigration.

A agiter le chiffon rouge de l'immigration, le gouvernement est parvenu à libérer une xénophobie qu'il leur est désormais difficile de contrôler.

Lundi, les grands moyens ont donc été employés par Eric Besson, le ministre de l'Immigration, pour tenter de sauver sinon le « grand » débat sur l'identité nationale, du moins son image sérieusement plombée par des dérapages racistes et par les critiques sévères issues de la droite même.

Face à des journalistes venus en nombre, le ministre n'a rien de moins qu'accusé les médias et la gauche de donner une image fausse du débat en se focalisant sur les dérapages « minoritaires ». A l'appui de ses accusations, une analyse réalisée par l'institut de sondage TNS/Sofres sur 26 000 contributions d'internautes au site dédié.

Sauf qu'à la lecture des comptes-rendus parus dans la presse nationale et régionale, les choses ne se sont pas passées aussi bien, loin de là. Rue89 a dressé la carte de France des bides, bugs et dérapages de l'opération lancée par Besson. Un inventaire non exhaustif, des dysfonctionnements constatés dans 45 de 227 débats locaux organisés. (Voir la carte) (...)

Lire la suite.

mardi, décembre 8 2009

Un débat libre, pluraliste, utile ? Je ne me soumet pas !

L'appel de "Médiapart"

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C’est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l’identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu’il n’est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n’est pas libre car c’est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n’est pas pluraliste car sa formulation réduit d’emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n’est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l’identité, affaire privée. Accepter que l’Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire, à l’autoritarisme et à la soumission.

La République n’a pas d’identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C’est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l’égalité des droits et de la fraternité des peuples.

Souhaitant que cet appel soit à l’origine d’une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement, Mediapart propose de signer cet appel en ligne.

lundi, novembre 9 2009

Les préfectures aux ordres !

Les débats à venir sur l'identité nationale sont biaisés dès avant l'organisation des réunions si l'on en croit la circulaire adressée aux préfets par Éric Besson.

Identité nationale : êtes-vous plus Français qu’Éric Besson ?

Agnès Rousseaux (BASTA)

Le débat sur l’identité nationale est lancé. Le ministre Éric Besson a précisé, dans une lettre-circulaire envoyée le 2 novembre, les thématiques qu’il souhaite voir abordées lors des débats locaux sur le sujet. Les questions sont d’un goût douteux et les réponses suggérées assez inquiétantes. Dans ce document adressé aux préfets, il est question de célébrer l’identité nationale, de « réaffirmer la fierté d’être Français » et de se demander, entre autres, « pourquoi intégrer les ressortissants étrangers accueillis dans notre République ? » Petite visite dans l’arrière-cuisine de ce débat qui sent vraiment le moisi. (...)

La circulaire.

Lire la suite sur "BASTA".

jeudi, novembre 5 2009

Les instits au charbon pour la pêche aux voix !

Avec Besson, une croisade identitaire ciblée sur l'école

Avec la dernière initiative de Besson sur l’identité nationale, l’école se trouve une nouvelle fois au centre du débat et, une nouvelle fois en position d’accusée. Dans un rapport, caricatural et simpliste, remis au ministre en avril dernier, le Haut conseil à l’intégration recommandait que les valeurs et symboles de la république fassent l’objet dans les apprentissages scolaires de davantage d’ « intériorisation », d’ « imprégration », d’ « ostentation », pas moins. Cette approche purement religieuse de l’identité a donc été reprise au bond par Besson avec « l’obligation pour l’ensemble des jeunes français de chanter, au moins une fois par an, le cas échéant après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national ». Cette extravagante proposition qui ferait d’un cantique obligatoire le fondement de la vie en société montre à elle seule toute la vacuité, tout le dérisoire du concept d’identité nationale.

Contrairement à ce que le ministre voudrait laisser croire, conforté par une opposition de gauche majoritairement aveugle et complaisante et des sondages d’opinion télécommandés, les symboles nationaux ont toujours été présents dans les établissement scolaires, leur apprentissage faisant l’objet d’instructions officielles répétées touchant aux programmes d’histoire et d’éducation civique. Et si selon un sondage Ouest France (01/10/2009), 77% des Français réclament que la Marseillaise ait sa place à l’école, la seule certitude que l’on puisse retirer de ce sondage c’est que 77% des Français sont manifestement très ignorants des réalités scolaires. Mais encore, comme il paraît bien, que le culte de la nation, puisqu’il s’agit d’un culte, n’est manifestement pas en mesure de générer les effets positifs que d’aucuns lui accordent.

Depuis le milieu des années 80 - lorsque le ministre de l’Education nationale s’appelait Chevènement - les injonctions officielles ont obstinément cherché à conforter la place des symboles nationaux à l’école, parallèlement, d’ailleurs, à un repli de l’enseignement de l’histoire sur le récit national, particulièrement dans les programmes du primaire. Si, arrivé à l’âge de 11 ans, l’élève est censé ne rien ignorer du baptême de Clovis, de la chevauchée de Jeanne d’Arc ou de l’émergence d’un état national nécessairement supérieur aux autres, force est de constater qu’avec ce maigre bagage de « héros » et de capitaines, il ne connaît pas grand chose du passé et que le récit mythique qu’on lui a infligé ne lui permet en rien de comprendre le monde dans lequel il vit.

Par contre, la confusion, nullement légitime, entretenue entre citoyenneté et nationalité a eu l’occasion de montrer tous ses effets pervers. Car si l’on ne sache pas que l’apprentissage des symboles nationaux ou le façonnage d’une conscience identitaire aient contribué à l’apparition d’une société plus harmonieuse et plus apaisée, on ne peut guère contester ses effets pervers : le racisme vécu « sans tabou », « déculpabilisé », pour reprendre des expressions à la mode, qui se manifeste en particulier à travers une profonde phobie pour l’Islam et les Arabes, le blocage de l’idée européenne, qui a pourtant assuré à l’Europe plus de soixante ans de paix, le scandale des budgets militaires et des exportations d’armement accepté sans honte par l’opinion publique, l’indifférence aux questions de développement, la confiscation de l’état par un chef auquel on se soumet parce qu’il est le chef, on voit bien que tout cela se développe parallèlement au renforcement d’une identité nationale dont la nature et l’objet, tout en cherchant à promouvoir un sentiment d’appartenance artificiel, restent de créer des fontières pas moins artificielles entre les hommes. Il n’y a pas si longtemps, seule l’extrême-droite osait réclamer, au milieu de réactions indignées, des charters d’émigrés. Aujourd’hui, les charters d’émigrés sont organisés, dans une indifférence quasi générale, par un ministre qui, dans le même temps, est chargé de la promotion de l’identité nationale. Entre le Chevènement ministre de l’Education nationale et ses rodomontades à la Déroulède et un Besson le plus officiellement du monde chargé de la chasse aux émigrés et du culte national, on voit le chemin parcouru en un quart de siècle et le bilan est accablant : avec la vénération obligée sur les bancs de l’école des symboles nationaux, le racisme, la xénophobie, la peur de l’autre, ont fait dans les têtes les ravages que l’on sait.

Les enseignants n’ont sans doute pas suffisamment pris garde au fait que la création d’un ministère aux prérogatives considérables - l’immigration, l’intégration et l’identité nationale – les concernait directement. Le Journal Officiel du 1er juin 2007 précise en effet qu’ « il participe avec les ministres intéressés, à la politique de la mémoire et à la promotion de la citoyenneté et des principes et valeurs de la république ». En matière de mémoire, on a pu apprécier à leur juste valeur les incursions répétées de Sarkozy dans le domaine des historiens et des enseignants – journée Guy Môquet, enfants de la Shoah, discours de Dakar, du Latran etc – initiatives mal venues sur lesquelles il a dû reculer. Selon le principe jamais démenti du sarkozysme selon lequel, toute initiative doit être suivie d’une autre dans le délai le plus court, Besson, à la chasse aux voix d’extrême-droite, s’est lancé à son tour dans une croisade identitaire ciblée sur l’école : si l’on en croit son projet, les préfets se verront attribuer des prérogatives dans la formation civique des enseignants. Et pendant que, côté cour, le préfet dispense ses leçons de civisme, côté jardin, le même préfet organise les rafles brutales, l’enfermement dans les camps et le renvoi des sans-papiers. Ce n’est pas un hasard si, dans l’histoire, les pires idéologies se sont accouplées avec la promotion de l’identité nationale. Reste à savoir si les enseignants se laisseront duper par une manœuvre de basse politique qui n’a pas grand chose à voir avec leur mission éducative.

Source : Journal d'école

A l'heure de l'identité nationale !

Lévi-Strauss, l'identité nationale et ses désastres ( Edwy Plenel, Médiapart)

«J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent.» Claude Lévi-Strauss a prononcé cette phrase à Paris, en 2005, quand commençait déjà à prendre forme la détestable régression nationale que signifie et personnifie le sarkozysme. Sa mort nous la lègue en héritage. (...)

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Le discours de Claude Lévi-Strauss en 2005.