jeanldh24

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche, mars 21 2010

Crever seul et sans soins : comme un homme à la campagne !

Un article issu du site "Basta"

Vers la disparition de la médecine de proximité ?

Par Nolwenn Weiler (16 mars 2010)

Chez les médecins généralistes, la coupe est pleine : trop de boulot et trop de mépris. Se jugeant « mal reconnus » par rapport aux autres spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou « harcelés » par la Sécurité sociale pour limiter les dépenses, nombre d’entre eux ont fermé leur cabinet le 11 mars dernier. La mobilisation était particulièrement forte en Bretagne, d’où est parti le mouvement.

« Si rien ne change, à l’horizon 2025, il y aura moins de 23 000 généralistes en cabinet, contre 56 000 aujourd’hui. Qui soignera les enfants, les parents, les personnes âgées à domicile ? », interroge MG France, premier syndicat de généralistes français, et membre de l’intersyndicale qui a appelé à la grève jeudi dernier, le 11 mars. En Bretagne, d’où le mouvement a été lancé, la mobilisation a été très forte. « Près de 50 % des collègues ont fait grève, souligne Hervé le Neel, de la CSMF (confédération des syndicats médicaux français). C’est du jamais vu ! »

Il faut dire que l’heure est grave. Aujourd’hui, seulement 10% des généralistes formés s’installent. Quand ils peuvent être formés ! On constate un manque criant d’enseignants de médecine générale. « A Rennes, c’est emblématique, précise Hervé Le Neel, Il n’y a qu’un seul professeur de médecine générale et il part à la retraite au mois de mars. Resteront trois maîtres de conférence assistants pour 90 étudiants. Les 90 autres étudiants, qui ont choisi d’autres spécialités, ont 210 enseignants ! » Les dossiers de candidatures aux postes d’enseignants en médecine générale ne manquent pourtant pas. Il semble que ce soit le ministère de l’Enseignement supérieur de Valérie Pécresse qui bloque leur nomination. Pourquoi ? Qui donc craint la reconnaissance des médecins généralistes ?

Une suspicion de délinquance intolérable

Ceci dit, même reconnu, le métier de médecin généraliste fait de moins en moins rêver les jeunes. Respecter le serment d’Hippocrate est en effet devenu tout à fait épuisant. 60 heures de boulot par semaine, dont 20h à remplir des papiers. « J’en ai ras-le-bol de toute cette paperasse, témoigne une jeune généraliste présente à l’AG de Rennes, jeudi 11, au matin. La stagiaire que j’accueille en ce moment s’est étonnée du fait que, certains jours, j’y passais quasiment autant de temps qu’avec mes patients. » Répondre aux contestations des ALD (arrêts longue durée) ou des arrêts de travail prend du temps et de l’énergie. « Tout est contesté, maintenant », regrette la jeune praticienne. Cette suspicion à l’encontre des médecins généralistes, accusés de prescrire quantités d’arrêts de complaisance, ou de dépasser les délais de transmission des feuilles de soin électroniques, fait partie des éléments qui ont poussé les médecins à se mettre en grève.

La non reconnaissance par l’Etat et la sécurité sociale de la spécialité « médecine générale » est une autre raison de leur colère, et du sentiment de mépris qu’ils ressentent. Cette reconnaissance ferait passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros. Mais « ce n’est pas parce qu’on passera le prix de l’acte à 23 euros que nous retournerons dans nos cabinets, et que nous la fermerons », ont averti les membres de l’AG rennaise. Ce que réclament les médecins, c’est une véritable refondation de la médecine générale libérale en France.

Pour le moment, ils sont si perdus que, selon un sondage publié le 4 mars par Le quotidien des médecins, 50% d’entre eux s’apprêtaient à voter à gauche aux Régionales. Une première, pour une profession qui soutient traditionnellement la droite.

Voir le site.

samedi, février 20 2010

Les "copier/coller" de nos politiques !

L'occasion de comparer deux articles sur la violence dans les écoles, alors que la suppression de postes dans l'Education nationale bat son plein.

Aux Etats-Unis...

L'article du blog "Bug Brother"

De l’école à la prison, un cycle infernal

Votre téléphone sonne à l’école ? Vous devriez finir en prison. Le raccourci est certes un peu rapide, mais c’est l’un des scénarios décrit par l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), dans School-to-Prison Pipeline Game, un “jeu” créé pour dénoncer les effets de la policiarisation des établissements scolaires au Texas, et le fait qu’un nombre croissant d’écoliers passent directement de la case école à celle de la prison.

Pour l’Aclu, il s’agit de “l’un des principaux enjeux, en terme de droits de l’homme, auxquels sont aujourd’hui confrontés les Etats-Unis“. Alors que le guvernement vient d’annoncer des “états généraux de la sécurité à l’école“, il est intéressant de regarder ce que le déploiement de forces (et de technologies) de sécurité à l’école a comme conséquence aux Etats-Unis.

Ainsi, de plus en plus d’écoles appliquent une “tolérance zéro” et renvoient temporairement des enfants ou adolescents parce qu’ils avaient oublié leur badge, donné un aspirine à un autre élève, pris leur téléphone portable, une paire de ciseaux voire un coupe-ongles… (...). La suite

Et en France...

L'article du "Monde" :

Violences scolaires : un empilement de mesures plus ou moins efficaces

La question de la violence en milieu scolaire est un thème récurrent depuis plusieurs années, réactivé à chaque nouvelle agression d'un élève ou d'un professeur dans l'enceinte d'un établissement. Mais le discours politique sur la "sécurité à l'école" s'est véritablement durci le 18 mars 2009. Lors d'une visite au lycée Jean-Baptiste-Clément, à Gagny (Seine-Saint-Denis), où une bande avait mené une semaine plus tôt une expédition punitive, Nicolas Sarkozy annonce son intention de "sanctuariser" les établissements scolaires.

Une formule dénoncée par certains experts qui rappellent que seuls 15 % des incidents graves sont dus à des intrusions, selon l'enquête nationale Sivis (système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire) de 2009. Le 28 mai, le président enfonce le clou et demande aux ministères de l'éducation et de l'intérieur de renforcer leur coopération. Depuis cette date, plusieurs mesures ont été annoncées, mises en place ou renforcées. Parallèlement, dénoncent les détracteurs de cette approche sécuritaire, les effectifs de l'éducation nationale ont été réduits de quarante mille postes depuis 2007. (...). La suite

mardi, février 9 2010

A méditer !

Le communiqué commun du syndicat des Avocats de France et du syndicat de la magistrature.

LOPPSI II : le pire est (encore) de retour !

« A force de réfléchir avant de légiférer, on reste immobile. » Frédéric Lefebvre, humoriste

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI II, en référence à la « loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure » du 29 août 2002) sera débattu demain à l’Assemblée nationale.

Ce texte - déposé en mai 2009 et sur lequel vient de s’abattre, à l’approche des élections régionales, un déluge d’amendements destinés à le durcir tous azimuts - offre un condensé de l’idéologie primaire et dangereuse qui gouverne depuis plusieurs années le traitement des questions de « sécurité ».

En fait de « performance », ses promoteurs ont renouvelé l’exploit de concilier l’inutile et l’inacceptable, au nom d’un projet de société où l’absurde le dispute à la paranoïa.

Ainsi, dans le Brazil qui se dessine, les caméras envahiront les rues et la justice sera rendue à distance, derrière un écran d’ordinateur.

Le projet de loi prévoit en effet de permettre à toutes les entreprises privées d’implanter « sur la voie publique » des systèmes de vidéosurveillance (« vidéoprotection » dans la novlangue) « aux abords de leurs bâtiments et installations ». De leur côté, les préfets pourront autoriser la mise en place de tels dispositifs en cas de « manifestation ou rassemblement de grande ampleur » présentant un « risque » pour l’ordre public.

L’objectif est clair : généraliser l’espionnage des espaces publics, au nom d’une « efficacité » d’autant plus hypothétique que le fameux « exemple anglais » s’apparente à un « véritable fiasco » selon l’expression d’un responsable de Scotland Yard…

Évacuant les justiciables des palais de justice, le projet prévoit de systématiser le recours à la « visioconférence », notamment pour réduire le nombre des « extractions » de détenus et d’étrangers en rétention administrative perçues par la police comme des « charges indues ». La Chancellerie avait déjà diffusé une circulaire en ce sens le 5 février 2009, au demeurant illégale. À la demande d’Eric Ciotti, particulièrement sensible aux sirènes de la place Beauvau, c’est donc l’avènement d’une justice virtuelle, délocalisée et déshumanisée qui s’annonce.

L’obsession du fichage policier imprègne également ce projet. Non contente de reconduire les dispositifs actuels - pourtant détournés de leurs objectifs initiaux, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés - la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront pas systématiquement effacées : seront donc maintenues dans les fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en ont pas !

Dans ce énième fourre-tout législatif, on trouve aussi :

- un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans, qui ne manquera pas d’engendrer des contrôles d’identité abusifs ;

- un nouveau « contrat de responsabilité parentale » renforçant la pénalisation des familles en difficulté (amende de 450 euros en cas de violation du couvre-feu et possible suspension des prestations sociales en cas de refus de contracter) ;

- l’inquiétante ébauche d’un traitement administratif des mineurs délinquants par la transmission systématique de toutes les décisions judiciaires les concernant au préfet et au président du conseil général ;

- un filtrage policier des sites internet, aussi inefficace que lourd de menaces ;

- la réintroduction de peines automatiques en matière routière ;

- une augmentation des pouvoirs de la police municipale et la création d’une milice policière baptisée « réserve civile »…

Le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France appellent les parlementaires et tous les citoyens soucieux du respect des équilibres démocratiques à s’opposer fermement à ce nouveau projet liberticide qui poursuit en réalité d’autres objectifs que la lutte contre la délinquance et nous prépare une société de contrôle.

Il est urgent de sortir du cauchemar sécuritaire qui détruit progressivement notre Etat de droit !

Paris le 8 février 2010.

« Urgence pour les libertés, urgence pour les droits »

Jean Pierre Dubois, Président de la LDH a lancé samedi 6 février 2010 un grand appel citoyen dans le cadre de la campagne « Urgence pour les libertés, urgence pour les droits ». Il est temps que nous réagissions ensemble contre les attaques quotidiennes conduites par un pouvoir qui n'a comme objectif, que de démolir nos droits et nos libertés.

Appel citoyen

Chaque jour un peu plus, nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace la démocratie.

Face à ces dérives, il y a urgence, urgence à réagir et à construire ensemble. Nous en appelons à un nouveau contrat citoyen.

Rien ne nous condamne à subir l’injustice, à craindre l’avenir, à nous méfier sans cesse davantage les uns des autres. Rien ne nous prédestine à vivre dans une société de surveillance, de discriminations et d’exclusion.

Rien n’oblige à ce que le destin de tous ne soit plus que l’affaire d’un seul, que la politique ne soit plus que mise en scène, que la citoyenneté se réduise à des protestations éphémères.

Nous valons mieux que cela. Avant que le jeu des concurrences et des compétitions subalternes ne risque d’obscurcir la préparation d’échéances décisives, reprenons la parole. Mettons au centre des débats la défense des droits et des libertés, la demande d’égalité et de solidarités durables qui monte du pays. La démocratie est aujourd’hui asphyxiée ? Faisons-lui reprendre souffle et vie.

C’est le sens de notre campagne « Urgence pour les libertés, urgence pour les droits ». Dans des dizaines de réunions publiques, de rencontres avec la population, les militants de la Ligue des droits de l’Homme écoutent et partagent le refus de l’inacceptable et l’espoir d’un vrai changement. Avec les acteurs de la société civile, associations, syndicats, collectifs et réseaux citoyens qui pratiquent le « devoir de résister » et font vivre l’« insurrection des consciences », ils recherchent des alternatives crédibles pour un nouveau « vivre ensemble ».

Ainsi, au fil des échanges, émergent des attentes concrètes et précises. Pour y répondre, nous mettons en débat des propositions porteuses d’un avenir plus humain, plus juste et plus solidaire.

La fin du cumul des mandats, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, la désignation non partisane des membres du Conseil constitutionnel et des Autorités indépendantes.

La suppression de la « rétention de sûreté », des « peines planchers » automatiques et des tribunaux d’exception ; la priorité aux alternatives à la prison et l’interdiction des « sorties sèches » sans accompagnement des fins de peine en milieu ouvert ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police face aux « classes dangereuses » ; la sanction des violences policières et la création d’une vraie police de proximité, au service de la sûreté de tous et du respect des citoyens.

Le refus du fichage généralisé, l’encadrement par la loi des fichiers de police ; la maîtrise des technologies de la surveillance, du fichage et du traçage, la garantie judiciaire de la protection des données personnelles et de la vie privée.

La défense de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations : l’interdiction de toute prise en compte de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et l’adoption d’une loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

L’abrogation des lois xénophobes, la régularisation des familles des écoliers, des travailleurs, de tous ces sans-papiers qui vivent ici, qui travaillent ici et qui resteront ici parce que personne n’a intérêt à leur expulsion et que c’est avec eux que nous construirons notre avenir.

La défense, la reconstruction et la modernisation des services publics, richesse de tous les territoires ; une politique du logement social porteuse de mixité sociale, de solidarité territoriale et de préservation de l’environnement ; la priorité à l’école publique, qui seule accueille tous les enfants sans discriminations, le rétablissement du statut public de La Poste, la suppression des franchises médicales, l’abrogation du bouclier fiscal et de l’injustice fiscale organisée ; une vraie « sécurité sociale professionnelle » adaptée aux risques d’aujourd’hui et la sécurisation des contrats de travail ; bref, le choix de l’égalité et des solidarités contre la précarité et la mise en concurrence de tous avec tous.

Voilà autant d’« urgences » pour les droits de l’Homme et pour la citoyenneté, voilà les bases possibles d’un véritable changement qui redonnerait de l’oxygène à la démocratie et de l’espoir dans l’avenir.

La Ligue des droits de l’Homme appelle tous les citoyens à se saisir de toutes ces urgences, à les porter et à les mettre en débat. Elle propose à tous ses partenaires, acteurs de la société civile, d’en discuter et, à partir des attentes et des demandes des mouvements de défense des droits, de bâtir un « Pacte pour les droits et pour la citoyenneté ». Car les citoyens ont le droit de savoir ce qu’en pensent les forces politiques et si les candidats qui solliciteront bientôt leurs suffrages entendent faire réellement le choix d’une société de libertés, d’égalité et de solidarités.

Ensemble, nous le pouvons !

lundi, février 8 2010

De dérive en dérive !

Dans une enquête intitulée « La mort, l’émeute et la police municipale de Woippy : “circulez, y’a rien à voir” ? », le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, en tire des enseignements. Il met en évidence deux phénomènes majeurs : la ghettoïsation persistante de ce territoire et la dérive sécuritaire de la politique municipale. Une enquête – accessible en ligne – qui vient à point nommé à l’heure où le Parlement s’apprête à examiner une nouvelle loi sécuritaire, la LOPPSI 2.

samedi, janvier 2 2010

Du gris au brun !

Jusqu'à quand serons nous indifférents ?

Mariages gris … chemises brunes !

La fin de l’année 2009 aura vu la disparition du poste de défenseur des enfants, dans le même temps qu’était décidée la constitution d’un fichier de police pour les mineurs délinquants, dès 1′âge de 13 ans. I1 y avait une Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui permettait, même de façon limitée de faire connaître les dérives policières les plus flagrantes mais cette instance a été supprimée. Tout cela dans une indifférence quasi-générale. Le gouvernement expliquant que les droits des uns et des autres seront bien mieux défendus dans une structure fourre-tout. Il en va un peu de même de la Commission informatique et liberté (CNIL), qui peut encore exister car ses avis ne sont que consultatifs, particulièrement en matière de fichiers de basse police. Dans notre douce France, tout se passe comme si l’ordre devait primer toute autre préoccupation.

Il est vrai que, dans l’esprit étroit de ceux qui nous gouvernent, les éléments porteurs de désordre seraient de plus en plus nombreux, particulièrement parmi ces sans papiers, qui ont eu le tort de choisir de vivre et travailler au pays de la liberté. Tout aussi dangereuses, ces unions qualifiées de mariages gris par notre gardien de l’Identité nationale. Lequel estime suspect le fait qu’un homme ou une femme à la peau colorée puisse éprouver le désir de se marier avec un ou une autochtone au teint plus clair. Mariages gris, martèle Eric « Judas » Besson, et les policiers sont prêts à interpeller les égarés qui croyaient encore au symbole du pays des Droits de l’homme. Si l’on ne s’inquiète pas réellement de ces dérives, dans notre démocratie égarée, c’est peut-être parce que le langage codé permet encore de masquer les mauvaises manières d’un pouvoir qui s’abrite derrière la recette éculée de l’Identité nationale, pour persuader les bons blancs que l’on est tellement en sécurité entre Français de France. Cela sous l’oeil suspicieux d’une police toujours en embuscade. « On rêve d’uniformes bleus et on découvre des chemises brunes ! » C’était le cri d’alarme lancé par Denis Langlois, en 1986, sous Pasqua, avec un peu d’avance. Nous en prenons le mauvais chemin !

Maurice Rajsfus

A lire sur "Que fait la police".

jeudi, novembre 26 2009

Quand une certaine gauche vire à droite !

Détail du vote sur la vidéosurveillance à Paris

mercredi 25 novembre 2009, par le Collectif Démocratie et Libertés

Nous venons d’avoir le détail du vote public sur la vidéosurveillance.

Pour : 112 (32 UMP, 4 Centre et Indépendants, 5 MRC et 71 des 73 éluEs socialistes).

Contre : 16 (les 9 éluEs Verts, 2 PG et 5 des 8 communistes).

Abstention : 1 socialiste, 1 apparenté socialiste et 2 adjoints communistes (le 3eme conseiller parisien communiste n’a pas participé au vote).

Nous remercions les conseillers de paris ayant voté contre ce plan pour leur défense énergique et courageuse de nos libertés (signalons les "problèmes techniques" coupant systématiquement leur micro à chaque intervention).

Si vous n’avez pas suivi le conseil hier soir, sachez que la délibération est votée mais loin d’être appliquée.

Un recours a été déposé suite au regroupement des 1000 amendements pour 1000 caméras dans un sous-amendement. Cette pratique s’opposant au droit inaliénable de défense des amendements pour les conseillers de Paris, la décision reviendra au tribunal administratif de valider la délibération ou non.

Voir aussi : Vidéosurveillance, un rapport qui ne prouve rien.

vendredi, novembre 20 2009

L'évolution à travers les âges !

Droits de l'enfant : interdit de fesser, permis d'incarcérer

Le 20 novembre 1989, à travers l'ONU, le monde consacrait les droits de l'enfant dans une Convention Internationale.

Dix-huit ans plus tard, Nicolas Sarkozy faisait campagne pour l'élection présidentielle et martelait qu'il voulait réformer l'Ordonnance de 1945 qui régit le statut des mineurs devant la justice française, les mineurs de 1945 n'étant plus les mineurs de 2007 et blablabla et blablabla…

Aucun journaliste ne lui avait rétorqué que cette Ordonnance avait bien naturellement été abrogée, amendée, modifiée à de nombreuses reprises, qu'elle n'avait plus de 1945 que le nom comme le Code civil s'appelle le Code Napoléon.

Vingt ans plus tard, le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a examiné le bilan de la France pointant, en particulier, le recours excessif aux mesures répressives à l'incarcération des mineurs, et ce par défaut de structures alternatives.

Vingt ans plus tard, la Justice française célèbre donc les droits des petits d'hommes à sa manière : en annonçant la suppression du Défenseur des enfants, en incarcérant de plus en plus et de plus en plus jeune, en niant le statut des mineurs pour les juger comme des majeurs.

La retenue judiciaire, qui n'est autre qu'un nom d'enfant pour une garde à vue, est désormais possible à partir de 10 ans, c'est-à-dire à partir du CM2. Désormais, on est prié de déposer son cartable à l'entrée des commissariats. (...)

Lire la suite sur "Rue89"

- page 1 de 9