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samedi, janvier 30 2010

Jusqu'à quand faudra-t'il lutter contre l'entreprise de fichage généralisé !

Le CNRBE appelle à une journée d’action le 27 mars 2010

Bobigny, 24 janvier 2010. — Les collectifs départementaux opposés au fichage des enfants se sont retrouvés les 23 et 24 janvier 2010, à Bobigny, pour une troisième rencontre nationale, au cours de laquelle le Collectif national de résistance à base élèves (CNRBE) a réaffirmé ses positions.

Le CNRBE se félicite de l’audience croissante rencontrée par ses positions au sein de la population : plus de 1800 plaintes de parents d’élèves déjà déposées, en collaboration avec les avocats du Syndicat des Avocats de France, auprès de 37 tribunaux de grande instance ; de nouveaux dépôts sont prévus – notamment pour le 19 mai 2010.

Le CNRBE se félicite de l’écoute et de l’attention toujours plus grande dont il bénéficie de la part de parlementaires, d’associations, de syndicats et de mouvements pédagogiques.

Le CNRBE déplore l’absence de prise en considération par le ministère de l’Education nationale des recommandations du Comité des Droits de l’Enfant concernant le fichage des enfants.

Le CNRBE rappelle qu’il est incomprehensible que dans un contexte de débat de société sur le fichage, des Inspecteurs d’Académie puissent poursuivre dans la seule voie des menaces et des sanctions, des enseignants qui respectent les recommandations de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Le CNRBE s’inquiète de plusieurs évolutions récentes. Notamment de l’apparition dans la proposition de loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, d’un article banalisant les échanges d’informations ou de données entre administrations, et également de la création d’un «livret des compétences» (Bulletin Officiel de l’Education Nationale, 7 janvier 2010)

Le CNRBE dénonce avec force une entreprise irrégulière de fichage qui s’appuie sur une immatriculation obligatoire et centralisée des enfants dès l’âge de 3 ans et pour 35 ans créée par la Base Nationale des Identifiants Elèves. Afin que les données relatives aux enfants recueillies dans le cadre de leur scolarité bénéficient d’une véritable protection, le CNRBE demande que les données nominatives des enfants ne sortent pas de l’école.

C’est pourquoi le CNRBE a fixé au samedi 27 mars la date d’une journée nationale d’action contre le fichage des enfants 2, pour demander une vraie protection des données relatives aux enfants recueillies dans le cadre de leur scolarité.

ON NE FICHE PAS NOS ENFANTS !

Le site du CNRBE

mercredi, janvier 27 2010

Eric et le poids du zèle : plus menteur tu ... !

Quand on nous dit que le débat sur l'identité nationale ne concerne pas l'Islam !

Trouvé sur Facebook.

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Voir aussi l'article sur "Médiapart"

Islam et identité nationale : le débat officiel de la France à New York

Zèle intempestif ? Le consulat de France à New York organise, mercredi 27 janvier, un débat intitulé «Islam et identité nationale en France». Faisant soudain mentir Nicolas Sarkozy et Eric Besson. Le ministre assurait début janvier que l'objet de ce « grand débat » n'était certainement pas l'islam. Du coup, l'embarras est bien réel au consulat.

« Inscrivez-vous vite à la conférence "Islam and National Identity in France" ! », annonce la page Facebook du consulat de France à New York. C'est ce mercredi, à 18h30 sur la Ve avenue, n°934. Voilà donc d'un coup le « grand débat » voulu par Eric Besson, et défendu une fois encore par Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, réduit à la seule question de l'islam. Le 4 janvier, Eric Besson convoquait pourtant une conférence de presse pour faire mordre la poussière à ses détracteurs. Non, ce débat n'avait pas provoqué de dérapages racistes et xénophobes, sauf quelques cas « très isolés ». Non, l'islam n'était pas au centre des milliers de contributions reçues par le ministère. Et de se féliciter : «Le débat n'est pas focalisé sur l'immigration et sur l'islam.» (...)

La suite sur "Médiapart"

lundi, janvier 25 2010

L'humanisme selon Besson !

Trouvé sur "Bakchich.info" dimanche 24 janvier par Anaëlle Verzaux

Deux Haïtiens reconduits à la frontière

Malgré la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne a émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

On a failli le prendre pour un humaniste, Eric Besson. Il avait donné, mercredi 13 janvier, le lendemain du séisme en Haïti, « instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national », selon un communiqué du ministère.

Le séisme a fait officiellement 112.226 morts, 194.000 blessés et un million de sans-abri.

Mais chassez le naturel… En dépit de la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne à émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

Le couple s’est présenté muni d’un passeport à la douane d’Orly sud. Les deux ressortissants Haïtiens ont été interpellés à la suite de soupçons sur leur photo d’identité.

Alerté, le parquet de Créteil a botté en touche en demandant à la direction centrale de la PAF (Police aux frontières) de prendre la responsabilité de renvoyer deux Haïtiens dans leur pays dévasté.

C’est finalement le préfet du Val-de-Marne qui a signé l’arrêté de reconduite à la frontière.

Voir l'article sur Bakchich.info

dimanche, janvier 10 2010

Non au débat !

La section LDH de Périgueux

vous appelle à un rassemblement

le mardi 12 janvier 2010

devant le palais de Justice de Périgueux à 18 heures

NON au débat sur " l'Identité Nationale "

La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Périgueux s’oppose activement au débat sur " l’Identité Nationale " pour lequel le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire a convié les citoyens dans un cadre populiste et orienté par une idéologie nationaliste. En effet, vouloir définir une " Identité Nationale " figée, alors qu’elle est perpétuellement en recomposition, opposer ce faisant un " nous " français à un " eux " étranger ou issu de l’immigration (et plus particulièrement musulman), est une dérive dangereuse et contraire aux valeurs de démocratie et d’ouverture qui sont les nôtres et celles de notre République. De plus, les spécialistes en sciences humaines insistent sur la nécessité de relations de reconnaissance et de métissage pour que se développent et que vivent aussi bien l’identité humaine que les identités personnelles.

  • Défendre l’identité de chacun, et l’identité de la République Française, c’est ce que nous nous efforçons de faire par cette opposition.
  • C’est promouvoir les conditions pour que chacun, français ou étranger, ait une place reconnue dans une société solidaire.
  • C’est aussi faire tomber les murs qui occultent le dénuement de l’autre afin de maintenir notre suffisance triste.
  • C’est ce que nous attendons de l’Etat : qu’il assume l’histoire de notre pays, et qu’il respecte et reconnaisse les acquis de ses avancées humanistes.

Nous récusons la légitimité d’un Ministère qui expulse massivement les étrangers, parfois vers des pays en guerre au mépris du droit d’asile, qui procède à des rafles de sans-papiers, à l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention, qui multiplie les contrôles au faciès … Sous le couvert de ce débat, se multiplient les " dérapages verbaux ", y compris de la part de nos dirigeants, se banalisent et sont légitimés des comportements de rejet, de violence et de repli sur soi. Nous refusons par conséquent de nous compromettre dans ce pseudo-débat et s’il est, en effet, urgent de débattre, ce serait sur le respect des Droits de l’Homme et des valeurs de justice et de solidarité dans ce pays. C’est à cela que nous appelons.

Nous demandons donc, et nous pouvons le formuler en français, en verlan, ou en toute autre langue, la suppression et la dissolution de cet insupportable Ministère de l’Identité Nationale et des Expulsions.

mardi, janvier 5 2010

Petit florilège des senteurs de l'hiver !

A la une du site "Rue 89"

Contrairement à ce qu'a déclaré Besson, les débats locaux ont souvent dérapé ou se sont concentrés sur l'islam et l'immigration.

A agiter le chiffon rouge de l'immigration, le gouvernement est parvenu à libérer une xénophobie qu'il leur est désormais difficile de contrôler.

Lundi, les grands moyens ont donc été employés par Eric Besson, le ministre de l'Immigration, pour tenter de sauver sinon le « grand » débat sur l'identité nationale, du moins son image sérieusement plombée par des dérapages racistes et par les critiques sévères issues de la droite même.

Face à des journalistes venus en nombre, le ministre n'a rien de moins qu'accusé les médias et la gauche de donner une image fausse du débat en se focalisant sur les dérapages « minoritaires ». A l'appui de ses accusations, une analyse réalisée par l'institut de sondage TNS/Sofres sur 26 000 contributions d'internautes au site dédié.

Sauf qu'à la lecture des comptes-rendus parus dans la presse nationale et régionale, les choses ne se sont pas passées aussi bien, loin de là. Rue89 a dressé la carte de France des bides, bugs et dérapages de l'opération lancée par Besson. Un inventaire non exhaustif, des dysfonctionnements constatés dans 45 de 227 débats locaux organisés. (Voir la carte) (...)

Lire la suite.

samedi, janvier 2 2010

Bonne année.

Du gris au brun !

Jusqu'à quand serons nous indifférents ?

Mariages gris … chemises brunes !

La fin de l’année 2009 aura vu la disparition du poste de défenseur des enfants, dans le même temps qu’était décidée la constitution d’un fichier de police pour les mineurs délinquants, dès 1′âge de 13 ans. I1 y avait une Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui permettait, même de façon limitée de faire connaître les dérives policières les plus flagrantes mais cette instance a été supprimée. Tout cela dans une indifférence quasi-générale. Le gouvernement expliquant que les droits des uns et des autres seront bien mieux défendus dans une structure fourre-tout. Il en va un peu de même de la Commission informatique et liberté (CNIL), qui peut encore exister car ses avis ne sont que consultatifs, particulièrement en matière de fichiers de basse police. Dans notre douce France, tout se passe comme si l’ordre devait primer toute autre préoccupation.

Il est vrai que, dans l’esprit étroit de ceux qui nous gouvernent, les éléments porteurs de désordre seraient de plus en plus nombreux, particulièrement parmi ces sans papiers, qui ont eu le tort de choisir de vivre et travailler au pays de la liberté. Tout aussi dangereuses, ces unions qualifiées de mariages gris par notre gardien de l’Identité nationale. Lequel estime suspect le fait qu’un homme ou une femme à la peau colorée puisse éprouver le désir de se marier avec un ou une autochtone au teint plus clair. Mariages gris, martèle Eric « Judas » Besson, et les policiers sont prêts à interpeller les égarés qui croyaient encore au symbole du pays des Droits de l’homme. Si l’on ne s’inquiète pas réellement de ces dérives, dans notre démocratie égarée, c’est peut-être parce que le langage codé permet encore de masquer les mauvaises manières d’un pouvoir qui s’abrite derrière la recette éculée de l’Identité nationale, pour persuader les bons blancs que l’on est tellement en sécurité entre Français de France. Cela sous l’oeil suspicieux d’une police toujours en embuscade. « On rêve d’uniformes bleus et on découvre des chemises brunes ! » C’était le cri d’alarme lancé par Denis Langlois, en 1986, sous Pasqua, avec un peu d’avance. Nous en prenons le mauvais chemin !

Maurice Rajsfus

A lire sur "Que fait la police".

mardi, décembre 29 2009

L'égoïsme humanitaire selon le modèle français !

Trouvé sur "Rue89"

Mort en prison, Justin, 77 ans, ne savait plus pourquoi il était là

Par Etienne Noël, avocat.

Il s'appelait Justin, il avait 77 ans ; il est mort, comme un chien, seul dans sa cellule du vieux centre de détention de Liancourt dans l'Oise, le 26 novembre 2009 ; il a été retrouvé inanimé, à 23h10 par le surveillant qui effectuait sa ronde, saignant au niveau du visage ; le décès à a été constaté à 23h30.

Ce drame, c'est l'échec désastreux de tous les intervenants qui ont joué un rôle dans la procédure de suspension de peine qui devait aboutir à la remise en liberté de Justin pour raison médicale.

Ce texte a été voté au sein de la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, afin de permettre aux personnes détenues dont le pronostic vital est engagé ou dont l'état de santé est incompatible avec la détention de voir la peine qu'elles purgent suspendue pour une durée indéterminée. Le but : leur permettre de finir leur jours en liberté ou de se voir prodiguer des soins jusqu'à retour en meilleure santé.

Justin était âgé, malade, handicapé en fauteuil roulant, sénile ; il ne pouvait plus dire quelle peine il purgeait ; il avait du mal à reconnaître les personnes qui venaient le rencontrer. L'épreuve des toilettes, à l'autre bout de la cellule

Il comprenait difficilement les explications que je lui donnais afin de lui expliquer que la procédure compliquée qui était en œuvre devait permettre de le remettre en liberté, chez une amie de vingt ans ; à chaque visite, il fallait le lui expliquer à nouveau.

Justin se déplaçait, comme de nombreux autres détenus de Liancourt, en fauteuil roulant ; il ne marchait pratiquement plus, sinon quelques pas dans sa cellule et très lentement, lorsqu'il éprouvait le besoin de se rendre sur les toilettes, à l'autre bout de sa cellule.

Généralement, il y arrivait trop tard, et il appartenait aux codétenus ou aux surveillants de nettoyer.

Il avait besoin d'aide pour tout le reste, soit le reste de la toilette, s'habiller, se déplacer à l'extérieur de sa cellule ainsi que tout ce qui concernait ses repas, à l'exception du geste consistant à porter les aliments à sa bouche.

Malgré tout cela, Justin, à l'issue de l'audience du 10 juillet 2009, devant le tribunal de l'application des peines, n'a pas obtenu la suspension de peine qu'il demandait ! Pour le parquet, nous sommes tous « soumis aux outrages du temps »

Ce jour-là, comme cela m'arrive beaucoup trop souvent, j'ai poussé son fauteuil roulant dans la salle d'audience aménagée en détention, je l'ai installé à côté de moi. J'étais confiant, je me disais que les juges allaient bien voir que la place de Justin n'était pas en prison. Ils allaient bien voir que Justin était incapable d'aligner une phrase compréhensible.

L'administration pénitentiaire avait émis un avis favorable au motif, que j'ai partagé, qu'il n'appartenait pas aux surveillants de nettoyer la cellule tous les jours après les accidents de parcours vers les toilettes.

Malgré ce tableau affligeant, d'une tristesse inouïe, le parquet s'est retranché derrière les expertises pour réclamer le rejet de la requête au motif que « l'âge n'est pas en soi une raison justifiant une remise en liberté » et que nous étions tous « soumis aux outrages du temps » ! (...)

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